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Des présidents de club veulent barrer la route à Zetchi

A 48 heures de la tenue de l’assemblée générale élective de la Fédération algérienne de football (FAF), les tractations de coulisses vont bon train. La succession du président sortant Mohamed Raouraoua est convoité par un seul candidat qui n’est autre que Kheiredine Zetchi.

Candidat unique, le patron du Paradou AC risque d’avoir la mission difficile de prendre les pouvoirs de la Fédération. C’est du moins ce que nous avons appris de sources généralement bien informées précisant que l’unique candidat à la présidence de la FAF ne fait pas visiblement l’unanimité au sein de la composante de l’assemblée générale. Les présidents de club serait, apprend-on encore de mêmes sources, peu emballés par l’arrivée de Kheiredine Zetchi à la maison de Dély Ibrahim. Une action serait lancée par des présidents de club, fortement opposés au dirigeant paciste, afin de désavouer ce dernier lors des travaux de l’assemblée élective. Des responsables de plusieurs clubs seraient en contacts permanents pour dégager une entente pour barrer la route à Zetchi. Les clubs compteraient également sur le soutien des présidents de 48 ligues de wilaya pour que le candidat ne puisse pas avoir beaucoup de voir. Constitué de 104 membres, les présidents de club et des ligues de wilaya forment une majorité absolue. D’où les prévisions, du coup, d’une élection laborieuse pour Zetchi lequel dirigeant ne contenterait pas d’un minimum de voix pour prendre le trône. Zetchi se doit, en effet, de mener, à deux jours seulement des élections, un travail de terrain pour convaincre la base du caractère judicieux de ses projets pour le développement du football national. Le potentiel successeur de Raouraoua s’est engagé, en effet, à ériger plusieurs centres de formation à travers les quatre coins du pays, à imposer l’autorité de la loi, à une prise en charge du corps arbitral et surtout à ouvrir les portes à toutes les compétences. Les clubs professionnels ne semblent pas adhérer à la vision de Zetchi engageant une entreprise qui vise à l’empêcher, lors de l’AGE de ce lundi à Sidi Moussa, de prendre les clés du football national.

S’achemine-t-on vers une situation inédite ?

Les élections de ce lundi pourraient, estiment toujours nos sources, conduite à une situation le moins que l’on puisse dire inédite. Si Zetchi n’obtient pas un nombre de voix suffisant pour crédibiliser son élection, le scénario de le voir renoncer à la présidence n’est plus à écarter. Dans ce cas de figure, le football algérien se retrouverait dans une situation vraiment inédite. La discipline se trouve devant une périlleuse intersection où malin celui qui prédirait en connaître l’issue.

L. S.

 Réunion de la commission des recours aujourd’hui au siège de la FAF

Après la fin des délais arrêtés mercredi passé pour les recours, concernant les dossiers de candidature des 7 concurrents du candidat Kheireddine Zetchi, hier à minuit, c’est aujourd’hui qu’aura lieu l’étude des recours présentés par les candidats pour poursuivre l’aventure, lors de la réunion de la commission des recours.

Alors que 4 personnes devaient prendre part à cette réunion pour étudier les dossiers, finalement ils ne seront pas plus de 3, à savoir Rachid Oukali le président de la ligue d’Alger et le président asémiste El-Morro en l’absence de Ghorbal, le président de la ligue d’Oran qui est au Burkina Faso avec les Usmistes, l’autre membre n’est autre que Sid-Ali Yahiaoui le secrétaire général de la FAF qui assistera en tant qu’observateur, tel que stipulé par le code électoral.

A noter que les noms des candidats retenus seront annoncés d’ici demain, en prévision de l’AGE de lundi, sachant qu’avant la journée d’hier, seul Medouar avait déposé officiellement son recours, il a même déclaré être sûr qu’il va être rejeté, sans oublier de préciser qu’il irait s’il le faut au TAS pour recouvrer ses droits.

S.M.A

 

 

 

Le côté négatif de la défaite de Raouraoua à la CAF

L’Algérie risque de perdre sa notoriété en Afrique

41-7 : le score essuyé par Raouraoua par rapport à son concurrent direct Fouzi Lekjaâ est tellement vaste que les amoureux du football national en général ont eu du mal à le croire.

Il était environ 15h30 avant-hier quand le vote a été fermé et que le décompte des voix a commencé, très rapidement l’information de la défaite de Raouraoua s’est répandue telle une traînée de poudre, le choc était grand, notamment en Algérie, où les gens n’arrivent toujours pas à admettre que Raouraoua ne sera plus président de la FAF pour un énième mandat.

Les réactions étaient nombreuses notamment sur les réseaux sociaux, mais vu ce qui s’était passé quelques heures auparavant avec la chute du régime Hayatou, certains s’attendaient au pire, mais c’est sûrement avec inquiétude que la rue algérienne a appris la nouvelle de cette douloureuse défaite de l’Algérie.

En effet, en parallèle à cet échec de Raouraoua, c’est tout le pays qui va en payer les frais, on sait tous le poids qu’avait le président sortant de la FAF dans les coulisses de la CAF, il a défendu crânement et à de nombreuses fois les intérêts du football national à l’échelle africaine, au point ou l’on se sentirait même lâchés et abandonnés maintenant qu’il n’en fait plus partie, car c’est dans un bureau exécutif que tout se trame, certes Hayatou avait le pouvoir absolu et ne laissait presque personne donner son avis, mais rien que de s’y retrouver et d’avoir accès aux differentes structures et d’être reconnu comme personnalité influente donnait une certaine notoriété à notre pays au niveau de la CAF.

Un retour aux affaires via la FIFA ?

La défaite de jeudi risque donc de faire très mal, car l’EN, qui était jusque-là bien protégée, risque de recevoir des coups de partout, car comme on le sait en Afrique le jeu des coulisses peut faire gagner et faire perdre, la nouvelle direction à sa tête Ahmad et son bras droit le Zimbabwéen  Philip Chiyangwa qui promettent une nouvelle ère ne pourra en aucun cas endiguer ce phénomène du jeu des coulisses, qu’on retrouve même à l’échelle mondiale, Raouraoua en connaissait bien les rouages, et nul ne peut nier qu’il a fait éviter le pire aux Verts et à certains clubs à maintes reprises, mais cela va cesser, reste à savoir s’il ne rebondira pas via un autre canal, celui de la FIFA, l’instance la plus puissante du monde, car malgré le complot qui a eu lieu à la CAF visant à éliminer toute trace du dispositif de Hayatou et surtout ceux qui ont voté pour lui comme Raouraoua, à la FIFA, en revanche, Infantino restera sans doute reconnaissant pour l’Algérie via son représentant qui l’a soutenu lors des élections, on parle déjà d’un éventuel poste de conseiller qui serait accordé à Raouraoua prochainement, info ou intox ? Attendons pour voir.

S.M.A

 

Raouraoua depuis hier à Alger et pourrait assister à l’AGE

Après sa lourde défaite contre le Marocain Fouzi Lekjaâ lors des élections du bureau exécutif de la CAF jeudi en Ethiopie, le président sortant de la FAF Mohamed Raouraoua est rentré hier à Alger.

Selon certaines indiscrétions, il n’est pas à écarter qu’il décide de prendre part aux travaux de l’assemblée générale élective de la Fédération prévue ce lundi, en sa qualité de membre de l’AG, reste à savoir s’il osera le faire, d’autant que l’AGE s’annonce houleuse, avec les divisions qui risquent d’y avoir entre les 107 membres de l’assemblée qui auront la lourde tâche de voter et designer le prochain président de la fédération.

S. M. A.

L’effondrement de l’empire Hayatou fait les choux gras de la presse étrangère

 

Par Amine Naoufel

La défaite surprise du désormais ancien président de la CAF, Issa Hayatou, lors des élections jeudi du nouveau patron de l’instance continentale, a été largement commentée par les médias étrangers. Cédant les clés de la toute puissante CAF au Malgache Ahmad Ahmad dans une joute électorale qui signe la fin de l’empire du camerounais après 29 longues années de règne, Issa Hayatou a fait les choux gras des médias étrangers. «Issa Hayatou cède trône» titre le Figaro qui écrit à ce sujet : «La promesse d'une ‘’nouvelle ère’’ (du nouveau président) a coûté sa tête au dernier dinosaure du sport mondial.» Le Figaro pense, par ailleurs, que l’élection du Malgache intervient après la bénédiction du nouveau patron de la Fédération internationale (FIFA), Gianni Infantinon, qui souhaite la propulsion de nouvelles têtes en mesure d’insuffler du sang neuf à la discipline. «Le président de la FIFA était présent à Addis-Abeba pour assister au vote, et des rumeurs ont fait état de son soutien - non déclaré publiquement - à Ahmad. Le patron du foot mondial y aurait vu un moyen de prendre sa revanche contre Hayatou, qui avait soutenu Sheikh Salman bin Ebrahim Al Khalifa à l'élection présidentielle de la FIFA en février 2016», ajoute, en effet, le quotidien français. «Hayatou chassé de la présidence du football africain», titrait la très prestigieuse agence, Associated Press (AP). L’auteur de l’article précise aussi : « Le départ de Hayatou se veut un énorme changement pour le football africain, qu'il dirigeait depuis 1988. Le Camerounais de 70 ans n'avait été défié que deux fois auparavant, des élections qu'il avait facilement remportées.» Le quotidien Le Point se distingue par un titre nettement plus agressif : «Hayatou prend la porte». Une manière pour l’auteur de l’article de mettre en relief l’humiliation imposée à l’ancien homme fort du ballon rond du continent. « Président de la Confédération africaine de football depuis 1988, le Camerounais a été détrôné par le Malgache Ahmad Ahmad qui a récolté 34 voix sur 54. C'est la fin d'un vrai dinosaure du football que vient de vivre la capitale éthiopienne (…) ». Le journaliste du Point a jugé également utile d’apporter les précisions suivantes : « Personnage controversé, soupçonné notamment d'avoir accepté de l'argent en échange d'un soutien au Qatar pour l'obtention du Mondial 2022, M. Hayatou a toujours rejeté ces accusations. Il n'a jamais été suspendu par la FIFA, dont il avait assuré la présidence par intérim quand Sepp Blatter a été emporté par les affaires et les scandales. Mais il avait reçu un blâme du CIO, dont il est devenu membre en 2001, pour avoir perçu de l'argent de la société de marketing ISL, en charge du marketing de la FIFA et disparue dans une faillite retentissante en 2001. Pour sa part, Infos Gabon titre : «Hayatou out». «Un coup de tonnerre : Issa Hayatou n’est plus le président de la Confédération africaine de football. Il a été battu démocratiquement par le Malgache, Ahmad Ahmad. L’élection a eu lieu ce jeudi 16 mars à Addis-Abeba, en Ethiopie», écrit encore le média gabonais ajoutant que : « Evidemment, plusieurs africains ne s’attendaient pas à cette défaite. Tous pensaient que la CAF appartenait à Issa Hayatou. Ce dernier n’a jamais voulu abandonner la CAF pour laisser la place aux autres depuis 1988. Toute chose a un début et une fin.» «Ahmed Ahmed détrône Hayatou», a titré Le Télégramme qui écrit ceci : «Le Malgache Ahmad Ahmad a été élu, jeudi, à la surprise générale président de la Confédération africaine de football (CAF) lors d'une élection qui l'opposait au Camerounais Issa Hayatou, qui dirigeait l'organisation depuis 1988.» The Guardian, Daily Mail et The Herald ont, eux aussi, commenté les élections de la CAF soulignant que la victoire du Malgache sur le Camerounais est une véritable surprise soulignant le début d’une nouvelle ère du football africain.

Les 14 causes de la chute du Camerounais

Afrique foot a publié hier un article de haute facteur où il a été évoqué les raisons qui ont fait que le Camerounais perde son trône. Parmi les causes énumérées par Afrique foot, il est rapporté, entre autres, le fait que Hayatou n’ait pas fait de campagne, qu’il ait sous-estimé Ahmad, qu’il n’ait pas vu les signes précurseurs et qu’il soit trop âgé pour pouvoir poursuivre l’aventure. 

A. N.

 

Le président de la COSAFA jubile

Le président de la COSAFA (Association du football de l’Afrique australe), Philip Chiyangwa, jubile après la défaite de Hayatou dans les élections de la présidence de la CAF remportée par le Malgache Ahmad Ahmad. « Je pense que la période de Hayatou était bien terminée. Il est trop vieux pour pouvoir rivaliser avec des dirigeants nettement plus jeunes que lui, à l’instar d’Ahmad Ahmad et Gianni Infantino », déclare Chiyangwa également président de la Fédération de Zimbabwe à Kick Off. Et de poursuivre : « Hayatou a établi un véritable empire après 29 ans de présidence. Il vient de tomber au terme d’une élection démocratique. Tout le football africain dont la COSAFA qui va bénéficier de la venue d’Ahmad Ahmad.»  

A. N.

 

 

 

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