- «Il fallait maintenir Velud comme on aurait dû garder Dumas»

- «Chay ? Des conseillers algériens connaissent mieux la JSK»

- «Zelfani n’a pas les diplômes requis, Moula aussi chez les jeunes»

- «Iboud n’est pas encore de retour, il veut un poste clair et net»

- «Le stade Matoub Lounès ? Oui, pourquoi pas»

 

 

Chaque fois qu’elle se rapproche du leader, la JS Kabylie marque le pas. Ali Fergani, l’ancien stratège des Jaune et Vert, explique pourquoi les Canaris n’arrivent pas à faire le saut qualitatif.

 

Face au Paradou AC (0-0), la JS Kabylie a encore raté une occasion de se rapprocher du leader. Comment expliquez-vous cette propension de l’équipe à ralentir chaque fois qu’elle se rapproche de la 1re place ?

C’est parce qu’il y a beaucoup d’inconstance, autant du point de vue technique que de la gestion de la vie du club. J’ai eu l’occasion, récemment, de discuter avec Chérif Mellal, le président de la JSK. On s’est rencontrés dans un cadre non officiel. Je lui ai dit certaines vérités ou, du moins, celles que personnellement je considère comme telles.

 

Lesquelles au juste ?

Le changement du staff technique, par exemple. Dans la mesure où le coach fait une saison très respectable, il faut de la continuité, on ne peut pas avoir des résultats sans cela. Il y a eu le départ de Franck Dumas, ensuite l’arrivée d’Hubert Velud qu’il aurait fallu maintenir ; il a eu des objectifs, il les a  atteints même si parfois c’était de manière miraculeuse, comme au Soudan ou à Conakry avec des qualifications acquises au dernier moment. Jean-Yves Chay a pris la succession, on n’avait pas très bien compris sa présence en tant que conseiller.

 

Pourquoi ?

On peut très bien avoir des conseillers algériens qui connaissent le club mieux que lui. C’est mon avis. Au niveau de l’effectif, il y a eu aussi beaucoup de changements dans la mesure où l’équipe a perdu pas mal de joueurs d’expérience, à l’image de Benkhelifa et Chetti. Il aurait fallu les garder. Et enfin, là, on ramène un nouvel entraîneur tunisien. Je ne le connais pas très bien mais, d’après les déclarations du directeur technique national, il n’a pas les diplômes requis, ce n’est pas normal. En plus, il n’a pas une très grande expérience au niveau local, dans son pays, en Tunisie, et au niveau africain.

 

En somme, Zelfani n’est pas fait pour la JSK ?

Je n’ai rien contre lui, mais du fait qu’il n’a pas les diplômes requis, il ne devait pas être contacté. Quand on cible quelqu’un, on se renseigne sur toutes les données, surtout les conditions qui peuvent lui permettre de s’asseoir sur le banc. Il a été au Soudan et à Oman, mais il n’y a pas les mêmes obligations que chez nous dans ces pays.

 

Lors de votre rencontre avec Mellal, vous avez sans doute parlé du projet de l’académie de la JSK…

J’ai remis les choses au point à ce propos dans la mesure où il n’y a pas eu de continuité à ce niveau aussi. On m’a contacté avec Ali Bellahcène et Lounès Gaouaoui, nous avons fait un travail pendant 5 mois en sillonnant toute la Kabylie, ensuite on ne nous a pas prolongés. Après, on a ramené Moula, je n’ai rien contre lui, mais il y a des entraîneurs capables de mener des missions au niveau des jeunes, parce qu’il semblerait que même Moula n’a pas les diplômes requis pour occuper le poste. On fait quand même beaucoup d’erreurs et je pense que Chérif Mellal a besoin d’être conseillé. Miloud Iboud a pourtant été l’un de ses premiers conseillers, je ne comprends pas qu’on puisse se passer d’une telle personnalité emblématique.

 

Là, Iboud est revenu, dit-on…

Ce n’et pas encore fait !

 

Il est venu assister au match contre le PAC, c’est un signe…

Ça ne veut rien dire. Iboud était au stade, c’est vrai, mais il a demandé un poste clair et net, plus de porte-parole. Actuellement, le porte-parole de la JSK, c’est Chérif Mellal. J’ai l’impression que Mellal s’est un peu séparé des enfants du club et des compétences qui peuvent apporter beaucoup.

 

Il est question ces derniers temps du nom à donner au nouveau stade de Tizi-Ouzou, seriez-vous favorable à l’option Matoub Lounès ?

Oui, pourquoi.

 

Vous n’y êtes pas franchement favorable ?

Matoub Lounès est quelqu’un qui avait la JSK dans le cœur et dans le sang, personne n’oubliera son déplacement avec l’équipe alors qu’il était malade. Alors le nouveau stade au nom de Matoub, pourquoi pas, mais il n’y a pas que lui. Abdelkader Khalef est celui qui a sorti la JSK de Tizi-Ouzou pour lui donner une renommée nationale et internationale.

 

A choisir entre les deux ?

Ce n’est pas à moi de le faire. Matoub Lounès est dans une liste de noms qui peuvent aspirer à porter le nom du futur stade. Il y a Amirouche, Abane Ramdane et pas mal d’autres personnalités. Après, je ne sais pas comment ça se passe. Ça pourrait se faire en toute démocratie pas vote des supporters de la JSK, par exemple. Je suppose que le ministère de la Jeunesse et des Sports aura son mot à dire. Je sais que Mustapha Mazouzi œuvre pour que ce soit Matoub Lounès, c’est une bonne initiative. Maintenant, si c’est Matoub qui sera choisi, j’en serai content, c’est sûr, et j’assisterai à l’inauguration.

  1. D.
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 Joint en début de soirée d’hier, Yamen Zelfani, annonce qu’il n’est pas venu à la JSK pour jouer les seconds rôles, mais pour gagner des titres. Il avoue qu’il suit l’équipe kabyle depuis bien longtemps, mais il ajoute qu’il aurait aimé la voir plus pour avoir une idée précise sur chacun de ses joueurs. Ayant supervisé l’équipe face à l’Espérance de Tunis, le nouvel entraîneur des Jaune et Vert ne cache pas son admiration pour le jeune El Orfi qui a réalisé un match plein.

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Il y a quelques jours de cela, Carl Medjani avait donné une interview sur un site arabe qui, d’après le joueur, a complètement déformé ses propos. En effet, dans l’entretien qu’il nous a accordé hier après-midi, Medjani a affirmé que l’EN n’est pas favorite pour cette CAN mais juste un outsider. L’ancien capitaine des Verts estime aussi que cette CAN sera un vrai test pour l’équipe de Djamel Belmadi qui est en totale reconstruction ces huit derniers mois. Entretien.