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Sadmi : «Notre football a besoin de grandes réformes»

Pour l’ex-international Hamid Sadmi,  le parcours de l’EN au Gabon ne l’a pas surpris compte tenu de l’instabilité   qui a touché la barre technique depuis le  départ de Vahid Halilhodzic. Il estime qu’il est indispensable de faire une évaluation objective pour tirer les enseignements de cet échec. Pour l’ex-président de section de la JSK, le football algérien a besoin d’une grande réforme pour relever la tête. Il préconise que tous les acteurs de notre football se réunissent autour d’une table pour chercher les solutions adéquates dans un climat de sagesse et de sérénité.

Quel est votre avis sur  l’échec de l’EN au Gabon ?

Je m’y attendais un peu compte tenu de plusieurs paramètres : la mauvaise préparation, le choix de certains joueurs et les changements qui ont touché la barre technique. L’EN a sombré dans cette CAN où elle n’a pu hisser son niveau de jeu malgré la présence de joueurs de qualité.

Comment expliquez-vous le manque de combativité  et de grinta de l’équipe ?

Je pense qu’il y a une cassure dans le groupe, j’ai senti certains joueurs démotivés. Même les choix du sélectionneur étaient discutables. On ne peut pas se passer d’un latéral droit comme Meftah face au Zimbabwe. Je pense que s’il avait débuté la partie, on aurait évité le résultat nul lors du premier match du groupe. Débuter le tournoi africain par un mauvais résultat a eu des conséquences sur la suite. Le doute s’est installé dans l’équipe et la rencontre face à la Tunisie a été fatale pour les Verts. Je me souviens, lors de la CAN 84 disputée en Côte d’Ivoire, l’entraineur, à l’époque Mahieddine Khalef, assisté par Khabatou et Soukhane, a tenu une réunion avec les joueurs avant l’entame du tournoi continental pour nous dire qu’on était  venus pour remporter le trophée africain. Pour moi, qui étais jeune à l’époque, j’ai compris qu’il fallait tout  donner. C’est dire, l’état d’esprit qui nous animait à l’époque. La preuve, on  est arrivés en demi-finale où on a été battus aux TAB par le Cameroun qui a d’ailleurs décroché la coupe. 

Etes-vous d’accord pour dire que la défense était le maillon faible de l’EN au Gabon ?

Une équipe solide est bâtie sur une bonne défense ; ce n’était pas le cas pour notre EN au Gabon. Notre compartiment défensif a une part de responsabilité, mais je dirai que c’est toute l’équipe qui a failli.

Leekens a démissionné, la FAF est à la recherche un sélectionneur. Etes-vous pour l’engagement d’un coach local ou étranger ?

Je pense que  la mission du futur sélectionneur s’annonce délicate compte tenu de la situation actuelle de l’EN. A mon avis, la sélection algérienne a besoin d’un grand entraîneur qui doit avoir carte blanche pour qu’il puisse redresser la barre. Mais je reste convaincu que notre football a besoin de réformes.

Donc, si je comprends bien, il faudrait revoir tout le système de notre football ?

Oui, je suis pour des réformes profondes car, si on continue sur cette voie, notre football va vers l’inconnu. Il faut que tous les responsables de notre football et les vrais acteurs du sport roi se mettent autour d’une table pour chercher des solutions concrètes  afin de faire sortir notre football de son marasme. Le débat doit se passer dans la sagesse et loin des querelles.

Plusieurs voix se sont élevées pour réclamer le départ de Raouraoua, pensez-vous que c’est la solution pour le football algérien ?

Ce n’est pas de mon ressort de répondre à cette question.

Avant de conclure, quels sont vos favoris pour la CAN du Gabon ?

Le Sénégal et le Ghana m’ont fait une bonne impression, ils sont costauds même si j’ai un penchant pour les Black Stars.

K. H.

 

 

  

 

 

 

 

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