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Matijas : «J’accuse le président du DRBT !»

Jonathan Matijas vit une histoire rocambolesque avec le président du DRB Tadjenanet. L’ex-gardien de but du MC Alger nous explique tout.

 

Rien ne va plus entre vous et le DRB Tadjenanet, peut-on revenir sur le sujet ?

Oui, je suis effectivement en litige avec mon club, le DRB Tadjenanet, je n'ai pas été payé depuis octobre dernier. En fait, j'ai de gros problèmes avec le président qui me doit 4 mois de salaire. J'ai été bousculé et menacé physiquement, on s’est renseignés sur mon domicile et sur le fait que j'y vivais seul. Le président du DRBT m'a dit que si je ne m'en allais pas au mercato, il allait m'envoyer des gens pour s'occuper de moi. J'ai alors déposé une plainte auprès du procureur de la République et du commissariat de police.

 

Comment a-t-on pu en arriver là ?

Le 29 décembre, j'ai été envoyé m’entraîner avec les espoirs sans motif. C'était juste pour me faire craquer. Je n'ai jamais manqué une séance d'entraînement, j'ai joué tous les matchs de la phase aller. Mais comme j'avais le plus gros salaire de l'équipe et que le président ne s’en sortait plus financièrement, il a voulu me pousser à partir. J'ai refusé de faire l'impasse sur 4 mois de salaire, il m'a alors menacé en disant qu'il ne me paierait plus jusqu'à la fin de l'année et qu'il ne me laisserait plus m'entraîner avec l'équipe si je ne résiliais pas mon contrat. Je suis allé m'entraîner avec les espoirs et, arrivé à 3 mois de salaires impayés, j'ai adressé une mise en demeure et je suis allé à la Chambre de résolution des litiges (CRL) qui m'a auditionné récemment.

 

Que s’est-il passé ensuite ?

Pour tenter de se donner raison, le président du DRBT est allé chercher un faux rapport chez le spécialiste en ORL qui m'avait consulté quand je m'étais blessé en septembre à l'oreille. J'avais eu un arrêt de travail de 3 jours, le président lui a réclamé un arrêt de travail falsifié de 3 mois. Quand j'ai appris ça, j'ai appelé le médecin pour lui demander pourquoi il avait fait ça. Pris de panique, le toubib a contacté l'Ordre des médecins qui lui a expliqué qu'il risquait de se voir retirer son diplôme de docteur en médecine s'il ne rectifiait pas son erreur.

 

Qu’a-il- fait alors ?

Pour se rattraper, le spécialiste en ORL m'a remis un papier dans lequel il expliquait qu’il s'agissait d'une erreur de frappe et qu'au lieu de rédiger 3 jours, il avait inscrit 3 mois. C'est un faux et usage de faux que la CRL a pris en compte. On a essayé de me reprocher autre chose.

 

Quoi donc ?

Au mois de janvier, il y a eu un match avec les espoirs, je n'y ai pas été convoqué, mais le président a fait croire que je l'ai été et que j'aurais refusé de le jouer. Alors qu'en vérité j'avais déposé un arrêt de travail d'une semaine fourni par le médecin du club même, lequel m'avait remis une ordonnance avec son tampon et sa signature contenant les médicaments que je devais prendre, en plus de l'échographie que j'ai pratiquée et qui a révélé une tendinite nécessitant une semaine de repos. Mais ce n’est pas tout.

 

Quoi encore !

Le président a dit aussi que j'ai été convoqué trois fois en conseil de discipline, alors que cela n'a jamais été le cas, il avait fait de faux PV avec de faux témoignages. Il avait inventé toutes ces fausses preuves pour tenter de se défendre par rapport aux mises en demeure que je lui ai envoyées où j'ai expliqué que j'allais les attaquer en justice au mois de février.

 

Et où en êtes-vous maintenant ?

La CRL m'a demandé d'être examiné par le médecin de l'équipe nationale pour constater que je suis apte à jouer, ce qui est tout à fait le cas. Une fois que cela sera fait, la CRL statuera. On m'a demandé de ne plus aller là-bas parce que j'y suis menacé et que c'est risqué pour moi. La CRL a été compréhensive et compétente, j'ai hâte qu'on rende un verdict juste et basé sur les preuves fournies.

H. D.

 

 

 

 

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