Dali : «J’ai de la peine à voir la JSK à la traîne»

 

A 20 ans, il passait déjà pour un symbole. Non seulement pour Béjaïa, sa ville natale, mais pour toute la Kabylie. Aujourd'hui, âgé de 70 ans, Rachid Dali, puisque c’est de lui qu’il s’agit, n'est plus ce qu'il a été durant les moments de sa gloire lorsqu’il faisait les beaux jours de la JSK des années 1970. Victime d'un accident cardiovasculaire, Rachid dont l’état de santé s'est un peu amélioré arrive à peine à parler du football algérien. C’est à l’occasion de la fête de mariage de sa nièce que l’ancien bourreau des défenseurs et des gardiens du championnat algérien a accepté de se livrer.

 

Rachid, commet allez-vous ?

Dieu merci je me sens bien. Comme vous pouvez le constater, je suis entouré de ma famille, ma nièce vient de se marier aujourd’hui même. Ça fait un bon moment que je n’ai pas parlé à la presse (rires).  

 

Toutes nos félicitations, dites-nous si vous suivez l’actualité footballistique du pays…

Merci ! Pour le football algérien, j’arrive quand même à suivre les nouvelles des équipes algériennes. Mais ce n’est plus comme avant.  

 

Comme la JSK qui n’est plus ce qu’elle était à votre époque de joueur…

Exactement ! Croyez-moi, ça me fait de la peine de voir la JSK parmi les derniers du classement. Franchement ça me fait de la peine de la voir à la traîne. Aujourd’hui plus que jamais, il faut que tout le monde soit solidaire dans l’intérêt de ce grand club.

 

Selon vous, qu’est-ce qui se passe au juste au sein de ce club huppé ?

Je ne peux vous le dire. Je ne sais pas ce qui se passe. Je peux juste dire que ça ne me fait pas plaisir de voir la JSK dans cet état. Et ça ne fait pas plaisir du tout. Jadis, la JSK était au sommet du football algérien, aujourd’hui elle traîne dans le bas du classement.  Vous savez, je connais quand même la JSK.

 

Qu’est-ce qui a changé, selon vous ?

Je ne me mêle pas de ce qui se passe à la JSK. Ça ne me regarde pas. Je suis les événements de loin, il m’arrive de regarder les matches de l’équipe.

 

Avez-vous des contacts avec vos anciens coéquipiers ?

Avec les anciens, je citerai Iboud avec qui je parle souvent. Avec Tahir, je suis en contact aussi. Sinon, pour les autres, il n’y a rien.

 

Et qu’avez-vous à dire au sujet de la sélection nationale ?

Ça nous a fait de la peine aussi de voir l’équipe algérienne rater la dernière CAN. Ils ont fait une mauvaise CAN, ça fait mal au cœur de voir l’Algérie jouer comme ça.  

 

D’où ces réactions hostiles des supporters des Verts…

C’est normal, ils aiment leur équipe, ils la supportent comme il se doit mais quand il y a quelque chose qui ne va pas, ils se manifestent ainsi.

 

Que faut-il changer selon vous ?

Je ne peux m’exprimer sur le sujet, mais il faut que les choses soient claires et précises. Chaque chose doit être à sa place.  

 

Selon vous, quel est l’entraîneur idéal pour les Verts ?

Alors là, tout dépend de la personnalité de l’entraîneur. Il faut qu’il soit compétent, qu’il arrive à maîtriser son sujet, un bon entraîneur qui connaît son métier et qui ne se laisse pas faire.  

Beaucoup de choses ont changé par rapport à votre époque…

Oui, beaucoup de choses. Avant, on ne jouait pas pour l’argent, on jouait pour les couleurs. Ce n’est plus le cas maintenant.

 

L. M. A.

 

 

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