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Kourichi : «Pourquoi spécialement un coach Espagnol ?»

 

L’ancien adjoint de Vahid Halilhodzic veut voir un entraîneur qui saura imposer sa culture tactique aux joueurs et qui pourra tirer le meilleur de nos joueurs en match. Pour lui, peu importe la nationalité, l’essentiel, c’est de relancer les Verts. Il revient aussi sur l’élection de Zetchi et tire la sonnette d’alarme sur le retard accusé par le football algérien concernant la formation.

Le nouveau président de la FAF aurait un penchant pour la piste espagnole afin de driver l’EN. Qu’en pensez-vous ?

Je ne vois pas pourquoi spécialement la piste espagnole. C’est vrai que les entraîneurs ibériques sont connus pour être très stricts sur tout ce qui est tactique. Ce sont des entraîneurs qui sont très exigeants. Maintenant, ça ne veut pas dire qu’il va réussir en Algérie. Je crois que le meilleur entraîneur pour l’EN, c’est celui qui saura mettre tous les joueurs à leurs postes et sortir 100% de leurs qualités. C’est ça un bon entraîneur. Je ne pense pas que ça change autre chose qu’il soit Français, Allemand ou Espagnol.

 

C’est ce que vous aviez fait avec Vahid…

Exactement, voilà.

 

Quel est votre avis sur le changement intervenu à la FAF ?

Je pense que je n’ai pas d’avis là-dessus. L’ancien président, Raouraoua a passé, je crois 12 ans, à la tête de la fédération. Il a réussi beaucoup de belles choses. C’est un homme d’expérience qui a fait beaucoup de bonnes choses pour le football algérien. Il est intelligent. Maintenant, il y a une relève comme ça se passe partout.

 

Et le nouveau président…

Justement, maintenant, il y a ce monsieur (Zetchi) que je ne connais pas. Cependant, il a eu le mérite d’être le premier président à monter une académie et ça pour moi, c’est très important puisque depuis plus de 30 ans, je dis que le football algérien peut s’en sortir à condition qu’on pense à ses enfants. A l’heure actuelle, il n’y a toujours pas de centres de formation dans les clubs et ce n’est pas la responsabilité de la FAF mais celle des clubs et leurs présidents que ce soit en Ligue 1 ou en Ligue 2. C’est à eux de faire les centres pour faire évoluer les jeunes.

 

Justement, le nouveau boss compte lancer des centres de formation…

Je pense que c’est un pas en avant. Cependant, pourquoi est-ce que c’est la fédération qui veuille faire ça. Il est vrai que c’est bien que la DTN et la FAF veuillent s’occuper de cela. Toutefois, l’homme le plus important du football algérien pour le moment, ce n’est pas le président, ce n’est pas le joueur, c’est le DTN. Il doit être l’homme le plus important. Il n’y a aucun programme de formation actuellement. Arrêtons d’investir dans chaque année et d’acheter des joueurs avec des sommes faramineuses. Il faut investir dans la formation.

 

Quelle solution à votre avis pour favoriser la formation ?

A mon avis, il faudrait une règlementation pour les clubs de Ligue 1 pour bloquer 30% de leurs subventions pour les reverser dans la formation. Ils ont bénéficié de terrains et d’argent. Il faut dire qu’à l’heure actuelle, c’est au club de lancer son centre de formation. Un pays qui oublie ses enfants n’a pas d’avenir. L’avenir, c’est la formation.  Je voudrais ajouter une chose…

 

Allez-y…

Dieu seul sait combien on est en retard dans la formation. Par rapport au Maroc, à la Tunisie et même des pays de l’Afrique. Tous les pays africains ont des académies et ont moins de moyens par rapport à l’Algérie. Pour semer, il faut former.

I. Z.

 

 

 

 

 

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