Attal : « Je reprendrai les entraînements dans une semaine »

En pleine rééducation au sein de son club de Courtrai, Youcef Attal a bien voulu nous accorder un entretien où il nous parle de l’évolution de sa blessure, de sa date de retour à la compétition mais aussi de sa première expérience en tant que joueur professionnel. L’arrière droit des Verts évoque aussi le nouveau staff de l’EN et les deux matchs disputés par les poulains de Rabah Madjer face respectivement au Nigeria et à la République centrafricaine.

Avant tout, comment se passe votre rééducation ?

Et bien tout se passe pour le mieux. Comme vous le savez, j’ai subi une intervention chirurgicale au niveau du ménisque, et je pense que le plus gros est passé maintenant puisqu’il me reste environ une semaine avant de reprendre les entraînements.

 

Vous êtes donc à la dernière étape de votre rééducation…

Tout à fait. Juste après l’opération et profitant de la date FIFA, je me suis envolé pour Alger afin qu’à la fois le staff médical de l’équipe nationale constate ma blessure,  mais aussi pour voir ma famille. J’ai passé quatre jours au Centre technique national de Sidi Moussa où j’ai effectué la première phase de ma rééducation, ensuite je suis reparti en Belgique.

 

Votre retour à la compétition est prévu pour quand…

Déjà dans une semaine et comme je viens de vous le préciser je vais reprendre en solo les entraînements sur le terrain. J’ai déjà commencé à courir en salle (sur le tapis), et pour ce qui est de ma reprise avec le reste de mes coéquipiers, ça devrait se faire dans une vingtaine de jours maximum. Maintenant s’agissant de la compétition, je table avec le staff médical de l’équipe pour juste après la trêve hivernale. Une coupure qui me permettra de peaufiner ma préparation et d’être à 100% de mes capacités.

 

Vous avez passé quatre jours à Sidi Moussa, comment vous avez trouvé l’ambiance au sein de la sélection ?

Franchement, très bonne. J’ai bien constaté que les tous les joueurs avaient à cœur de réussir quelque chose de bien. Ces derniers étaient contents de se retrouver et en voulaient beaucoup. Je n’étais pas tout le temps avec eux pendant ces quatre journées du moment que j’avais ma rééducation à faire, mais de ce que j’ai vu était plus que réconfortant.

 

Ce stage était aussi marqué par la présence d’un nouveau staff technique national, avez-vous eu une discussion avec Rabah Madjer ?

L’entraîneur national, oui je l’ai vu mais pas beaucoup. Rabah Madjer m’a donné un grand nombre de conseils qui m’ont fait beaucoup de bien…

 

Quels conseils par exemple ?

Vous savez depuis le mois de juin dernier et mon premier match avec les Verts contre la Guinée en Amical, je suis à ma troisième blessure. La première fut contre le Togo, j’ai subi un coup au niveau de mon épaule. Après cela, et toujours avec l’équipe nationale, c’est mon nez qui a pris un coup. Et enfin, il y a eu cette opération du ménisque. C’est pour cette raison que le coach national m’a fait savoir qu’il était impératif que je sois très sérieux lors de ma convalescence. Il m’a aussi orienté dans ma nouvelle vie de joueur professionnel car je vous avoue que ce n’est pas très évident.

 

Ah bon, à ce point ?

Vous savez, c’est la première fois que je quitte mon pays, ma famille et mes amis. Croyez-moi, ça n’a pas été facile. Une nouvelle équipe, une langue que je ne connais pas car beaucoup ne parlent pas français ici, c’est plutôt le flamant. Mais là, ça va beaucoup mieux. Beaucoup de mes coéquipiers m’ont aidé notamment Idir Ouali ainsi que quelques membres du staff technique de mon club Courtrai.

 

Pourtant, sur le terrain, lors de votre premier match en Belgique, vous vous êtes bien débrouillé en étant l’un des meilleurs sur le terrain…

C’est vrai que sur le terrain je m’étais plutôt bien senti, mais bon je dirais que c’était dû aussi au fait que je m’étais entraîné pendant plus d’un mois avec l’équipe avant que ne sois titularisé. J’avoue que, personnellement, j’ai tendance à m’intégrer très vite comme ce fut d’ailleurs le cas avec l’EN à l’occasion de la première rencontre que j’ai eue à disputer face à la Guinée. Pour revenir au club, je dirais que dommage que ma blessure ait coupé un peu mon élan. Mais ce n’est que partie remise.

 

C’est quoi votre objectif pour votre première expérience en tant que professionnel ?

Sur un plan personnel, m’imposer à nouveau dans le onze de Courtrai. Après avec l’équipe essayer de faire sortir le club de la situation délicate qu’on traverse actuellement. Dieu merci, nous avons gagné notre dernier match, mais la situation reste compliquée et j’espère qu’on pourra sauver le club en cette fin de saison.

 

Revenons à l’équipe nationale, êtes-vous optimiste quant à l’avenir de la sélection ?

Bien sûr que oui. Je suis un compétiteur et je ne peux qu’être optimiste. Comme je vous l’ai déjà précisé ci-dessus, j’ai vu la volonté qu’anime tous les joueurs de l’EN, moi y compris pour réaliser de bonnes choses, et de ce fait je ne peux qu’être optimiste pour l’avenir.   

 

Vous étiez absent, mais un de vos anciens coéquipiers, Arous, en l’occurrence, vous a remplacé sur le flanc droit de la défense, un commentaire…

J’étais très content de voir un de mes anciens coéquipiers qui, en plus, n’a que 20 ans jouer titulaire en équipe nationale. Il s’en est vraiment bien sorti car en plus de la pression de cette rencontre amicale face à la République centrafricaine notamment après les 3 défaites consécutives, ce n’est pas évident pour un jeune joueur qui regardait jouer à la télé des éléments comme Mahrez, Brahimi ou Slimani d’évoluer à leurs côtés…

 

D’ailleurs, dans l’entretien qu’il nous avait accordé juste avant le stage, il nous disait j’attends qu’une chose, parler à Mahrez…

Oui, après chaque joueur a sa propre personnalité. Mais j’estime qu’Arous a su tirer son épingle du jeu.

 

D’après vous, en quoi se caractérise le championnat belge ?

Contrairement à ce qu’on peut penser, et bien j’ai été très surpris de découvrir que le championnat belge est très physique. L’engagement sur le terrain est très intense et donc on travaille beaucoup cet aspect.

 

Généralement, les locaux qui embrassent une carrière professionnelle à l’étranger sont tous marqués par l’aspect tactique…

Il est vrai qu’on axe aussi sur ce volet, mais l’engagement physique est aussi très important. Moi, ma force c’est la vitesse, les débordements et donc j’essaye de compenser avec cela.

 

Pas de matchs officiels avant le mois de septembre prochain, pensez-vous que c’est une bonne chose ?

Oui, surtout si on jouera des matchs amicaux. Cela permettra au staff technique national de préparer au mieux l’équipe en prévision des prochaines échéances. Ne pas disputer une rencontre officielle apaisera aussi les tensions et fera que l’équipe nationale se préparera avec plus de sérénité.

Asma H. A.

 

 

  

 

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