Adel Amrouche : «Je suis le sélectionneur de la Libye»

Adel Amrouche, l’ancien sélectionneur du Kenya et du Burundi, continue de sillonner l’Afrique où il est partout réclamé. A présent, il a en charge la prometteuse sélection de la Libye.

 

Confirmez-vous votre engagement avec la sélection libyenne de football ?

Effectivement, j’ai signé samedi passé un contrat avec la Fédération libyenne de football. On m’a proposé trois années, mais j’ai préféré opter pour une année renouvelable. Je suis donc officiellement le sélectionneur de la Libye.

 

Comment tout ça est arrivé ?

D’abord, je dois dire que j’étais en contact avec plusieurs sélections africaines, à l’image de la Tanzanie, de la Gambie et du Bénin. Un club en Chine me voulait aussi, il y avait également les Sud-Africains du Kaiser Chiefs qui étaient très proches de me faire signer. Puis les Libyens sont revenus à la charge après m’avoir sollicité il y a une année et demie. Ils ont poussé, insisté, j’ai fini par dire oui.

 

Pourquoi ne l’aviez-vous pas fait auparavant ?

C’est parce que j’avais des engagements avec la Fédération belge de football pour laquelle je formais des entraîneurs à l’UEFA. Je ne pouvais pas gérer les deux choses en même temps. Cette fois, le président de la Fédération libyenne de football a pu me convaincre et j’ai paraphé le contrat. Il cherchait quelqu’un qui connaît l’Afrique et qui a une formation européenne. Avec moi, il a eu le deux en un. En plus, j’ai un autre avantage en matière de communication puisque je parle plusieurs langues, entre autres l’arabe, ce qui me sera utile pour cette circonstance. Ce sont autant de paramètres qui ont fait que la Fédération libyenne de football a retenu mon nom plutôt que celui des nombreux candidats au poste, et pas des moindres puisque de grosses pointures étaient ciblées, m’a-t-on appris.

 

Quel sera votre principal objectif ?

Il s’agira évidemment de qualifier la Libye à la CAN 2019 et faire progresser l’équipe sur pas mal de plans. On est dans une poule pas facile avec le Nigeria, l’Afrique du Sud et les Seychelles. Les gens diront que c’est le groupe de la mort Moi, j’estime que la mort est entre les mains de Dieu.

 

Le football libyen est en plein essor…

Oui, c’est pour cela que j’ai accepté le challenge. J’espère que je serai encore un digne représentant de mon pays et que je parviendrai à emmener la Libye au Cameroun, l’an prochain, et faire bonne figure durant la CAN que ce pays devrait abriter. Je peux vous dire que les Libyens souhaitent aussi que l’Algérie se qualifie. Ils ont une si belle image de notre pays et des nombreux entraîneurs qui ont exercé leur métier en Libye.

 

On en parle encore ?

Au moment où vous m’entretenez je me trouve à Tripoli, la capitale de la Libye, je peux vous assurer que les gens n’arrêtent pas de faire les éloges de Kamel Lemoui, Hamid Zouba, Abdelhamid Kermali et Noureddine Saâdi, ils ont laissé de très bons souvenirs, ici. Cela fait plaisir. J’espère que je serai leur digne successeur et je laisserai également mon empreinte dans ce pays.

  1. D.

 

 

 

 

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