Les deux prochains adversaires de l’Algérie dans la phase de groupe de la CAN, se sont affrontés au stade de Japoma pour le compte de la 1ère journée du groupe E. C’est dans la douleur que les ivoiriens se sont imposés sur le score de 1 à 0 grâce à une réalisation signée Gradel à la 5’. Une victoire arrachée difficilement mais qui permet néanmoins à la Côte d’Ivoire de s’emparer de la première place devant l’Algérie et le Sierra Léone qui s’étaient neutralisés hier sur la même pelouse. Menés au score les prochains adversaires des Verts à savoir le Nzalang Nacional, a tenté de revenir au score mais se heurtera à un gardien bien en place à chaque essai. Mettant la pression sur les ivoiriens, Guinée Équatoriale dominera stérilement les débats pour s’incliner finalement et se retrouver à la dernière place au classement après cette première journée.

Belmadi présent

Etant donné que les deux équipes qui se sont affrontées ce soir seront les prochains adversaires de l’Algérie, le sélectionneur national, bien qu’il ait déjà des renseignements sur les deux sélections s’est rendu au stade de Japoma pour voir de près la prestation des deux sélections. Prenant place dans les gradins, il aura ainsi récolté un maximum d’informations et d’avantage de détails sur les qualités et les points faibles de la Guinée Équatoriale et de la Côte d’Ivoire.

Après le scandale du match Mali – Tunisie, la sélection tunisienne a été priée de quitter le stade de Limbé pour des raisons de sécurité. En effet, selon le correspondant de la radio tunisienne, Mosaïque FM, l’équipe des Aigles de Carthage n’a pas pu effectuer sa séance de décrassage d’après match en raison de la situation tendue dans la ville de Buéa qui se situe à quelques 15km. Selon toujours la même radio, les autorités locales ont demandés aux tunisiens d’annuler leur séance par mesure de sécurité. Des accrochages ont en effet eu lieu ce mercredi entre les séparatistes anglophones de Buéa et des soldats camerounais causant la mort d’un soldat, rapporte la même source. La situation devient très tendue au Cameroun et ces actes viseraient à perturber la CAN, d’autant que ces accrochages ont eu lieu non loin de la ville de Limbé ou ont disputés la Tunisie et le Mali leur premier match de CAN. Le conflit qui date de quelques années maintenant pourrait grandement gâcher le tournoi et créer une atmosphère d’insécurité pour les équipes qui prennent part au rendez-vous africain.

 

La rencontre de la 1ère journée du groupe F entre la Tunisie et le Mali s’est soldée par une victoire des maliens sur la plus petite marge. Débutant la rencontre en pressant les tunisiens, le Mali a mis de l’impact pour dominer les débats. N’arrivant pas à ouvrir le score en première période, le Mali obtiendra un penalty à la 48’ que transformera Kone. Une réalisation qui allait obliger la Tunisie à prendre plus de risques pour tenter de revenir à la marque. Les efforts des Aigles porteront leurs fruits puisqu’à la 77’ ils obtiendront un penalty que ratera finalement Khazri. En fin de match l’arbitre qui était peut être pressé d’en finir à sifflé la fin de la rencontre une première fois à la 85' puis une seconde fois alors que le chrono affichait 89:47. N’ayant pas attendu la fin des 90 minutes pendant que son assistant s’apprêtait à montrer le temps additionnel, c’est tout simplement du jamais vu, d’autant plus qu’au total il y a eu 9 changements. En réduisant le temps de la rencontre, l’arbitre Sikazwe va être au cœur d’une nouvelle polémique et risque d’être sanctionné pour cette erreur.

Sikazwe décide de reprendre le match plusieurs minutes après, mais les tunisiens refusent de revenir sur le terrain

L’histoire ne s’arrêtera pas la finalement. Après avoir sifflé prématurément la fin du match, l’arbitre zambien a rappelé les deux équipes pour revenir sur le terrain et terminer le temps additionnel plus d’un quart d’heure après avoir sifflé la fin de la rencontre. Alors que les maliens ont acceptés de revenir, la Tunisie elle a refusé, estimant que cet arrêt avait complètement cassé le rythme de la rencontre et qu’il était inutile qu’ils reviennent jouer après que l’adversaire ait récupéré sa fraicheur. Une chose est sûre, l’arbitre Sikazwe va être au centre des débats et cette affaire risque de lui couter gros.

 

 

Sadio Mané a sauvé les siens (1-0) grâce à un penalty transformé en toute fin de partie, lundi.

Il aura fallu un coup du sort pour que les Sénégalais se sortent du piège tendu par leurs homologues zimbabwéens (1-0). Longtemps, très longtemps, tenus en échec par le bloc bac du Zimbabwe, les joueurs d'Aliou Cissé s'en sont remis à un penalty transformé par Sadio Mané au bout du temps additionnel pour l'emporter (1-0), lundi 10 janvier.

Pour son entrée en jeu dans la Coupe d'Afrique des Nations, le Sénégal a connu bien des difficultés pour se défaire du pressing des modestes zimbabwéens. Les Lions de la Terranga assurent toutefois l'essentiel avec ce succès. Ils retrouvent la Guinée, vendredi 14 janvier. Dans le même temps, le Zimbabwe affrontera le Malawi.

La Fédération algérienne de football, à travers la personne de son président, M. Amara CHARAF-EDDINE, tient à condamner vigoureusement la lâche agression dont ont fait l’objet trois journalistes algériens à Douala, au Cameroun, en l’occurrence M. Smail Mohamed AMOKRANE, du quotidien Compétition, M. Mehdi DAHAK, de DZ Foot, et M. Mohamed AISSANI, de l’APS (Agence presse service).

Venus pour assurer la couverture de la CAN TotalEnergies – Cameroun 2021, et plus particulièrement les matchs des Verts, les trois représentants de la presse nationale ont fait l’objet d’une agression aux alentours de leur hôtel dans la soirée du dimanche 9 janvier 2022, et se sont fait subtilisés quelques effets personnels, dont un passeport et trois téléphones portables.

Aussi, la FAF a pris attache avec le responsable de la sécurité affecté par les autorités camerounaises auprès de la sélection nationale, qui a saisi sa hiérarchie, d’où l’intervention des services de sécurité qui se sont déplacés au niveau l’hôtel pour s’enquérir de la situation de nos trois ressortissants.

Une enquête a été ouverte à cet effet, et l’un des trois journalistes légèrement blessé a été transféré à une structure de santé pour prise en charge.

La FAF s’indigne devant un tel incident, le jour de l’inauguration de cet événement continental, placé pourtant sous le sceau de la fraternité et du fair-play, sur et en dehors des stades.

Enfin, la FAF souhaite un prompt rétablissement au journaliste M. Smail Mohamed AMOKRANE et exprime sa solidarité à la corporation suite à cette regrettable agression.

Dans le deuxième match du groupe A qui a mis aux prises le Cap-Vert à l’Éthiopie, cette dernière s’est inclinée et voit déjà ses chances s’amoindrir pour passer en huitième de finale. Avec une expulsion prématurée à la 12’ de Bayeh, les éthiopiens qui avaient une chance s’ils avaient gagnés ce match risquent d’avoir du mal face au Burkina Faso et le Cameroun pour la suite du parcours, surtout qu’ils seront privés d’un joueur qui sera suspendu pour le prochain match face aux Lions Indomptables. Même s’ils se seront bien battus et ne s’inclinant que sur le score de 1 à 0, les hommes d’Abate compromettent leurs chances dans un match ou l’adversaire a profité de la supériorité numérique et voir les Requins Bleus récolter leurs trois premiers points en Coupe d’Afrique depuis 2013 avec une réalisation singée Tavares à la 45’+1.

Carton ROUGE ! Yared Bayeh (Ethiopie) ne veut pas y croire car l'arbitre lui demande de quitter le terrain après consultation de la VAR.

Pour le match d’ouverture de la CAN, le trio d’arbitres algériens a assuré du début à la fin et maitrisé la rencontre d’une main de maître. Sévère quand il le fallait et indulgent lorsque cela était nécessaire, Mustapha Ghobal, était excellent de l’avis de nombreux spécialistes. Assisté de Gourari et Etchiali, le trio algérien s’est tout simplement montré à la hauteur de l’événement. Sifflant deux penaltys logiques, l’arbitre central a d’abord consulté la VAR sur le premier penalty pour être certain de la faute. En vérifiant par la vidéo le doute a été chassé et Ghorbal a désigné le point de penalty logiquement. Sur le second, beaucoup ont estimés que la faute a été sévèrement sifflée mais il y avait l’intention du joueur, ce qui justifie la décision du referee algérien qui n’a rien à se reprocher là-dessus. Usant une seconde fois de la VAR après un drapeau levé de son assistant, Ghorbal a annulé un troisième but pour le Cameroun pour un hors-jeu malgré les contestations des Lions, ce qui fait taire les mauvaises langues qui estiment que l’arbitre a été généreux avec les camerounais. Irréprochable sur toute la ligne, il aura dignement représenté son pays en état droit dans ses décisions malgré un fort engagement des deux équipes pour lesquelles il n’aura sorti que trois avertissement alors qu’il aurait pu brandir plus de cartons.

Arbitré par un trio algérien composé de Ghorbal, Gourari et Etchiali, le match d’ouverture de la 33e édition de la Coupe d’Afrique des Nations entre le Cameroun et le Burkina Faso s’est soldé en faveur du pays hôte sur le score de 2 à 1. Pourtant c’était les Étalons qui avaient ouvert la marque en premier à la 24’ par l’intermédiaire de Sangare. A la 37’ le joueur camerounais Anguissa tombe dans la surface et réclame un penalty. Après les protestations des lions indomptables, Ghorbal demande la vidéo et siffle finalement le penalty à la 39’ que transformera Vincent Aboubakar une minute plus tard pour niveler la marque. Juste avant la pause le Cameroun bénéficiera d’un nouveau penalty provoqué par Issoufou Dayo après un tacle glissé de ce dernier pour permettre aux Camerounais de porter le score à 2 à 1 à la 45’+3 pour un doublé d’Aboubakar. Terminant la première période sur le score de 2 à 1 avec deux buts inscrits sur penalty, le Cameroun se verra refuser un but à la 62’ après une nouvelle consultation de la VAR qui révélera un hors-jeu d’Aboubakar qui n’était pas loin du hat-trick dans cette rencontre. Ratant de nombreuses occasions face à un adversaire amoindri par les absences, le Cameroun s’en sort dans cette première rencontre et glane trois points pour prendre provisoirement la tête du groupe.

Ce que tout le monde craignait arrive la veille du début de la CAN avec le match d’ouverture du pays hôte face au Burkina Faso. Ce dernier compte 5 joueurs contaminés en plus de l’entraîneur par le virus. La sélection des Etalons soupçonne une manigance et menace désormais de boycotter le match d’ouverture face au Cameroun. Dans une déclaration publiée par l’Equipe plutôt dans la journée, l’entraîneur adjoint Firmin Sanou, affirme que «Une équipe médicale est arrivée hier (vendredi) matin mais on a vérifié auprès de la CAF qui nous a dit qu'elle ne venait pas d'eux. On a donc refusé ces tests. La CAF devait nous l'envoyer l'après-midi mais elle est arrivée à 23 heures. Les délais de 48 heures n'ont donc pas été respectés et en plus, on nous a fait des antigéniques, pas des PCR.» toujours dans le même quotidien sportif, le joueur Bertrand Traoré crie au scandale et exige qu’on refasse les tests qui sont pour lui pas fiables «Si on n'est pas d'accord, peut-on être en droit de refaire les tests des joueurs positifs ? On doit avoir des explications. C'est un scandale. On veut en savoir plus. On s'est préparés pour ce premier match, on a récupéré tout le monde et voilà ce qui arrive.»

A présent c’est le président de la fédération burkinabé même qui demande à ce que les tests soient refaits et a déjà adressé une lettre à la FECAFOOT afin d’éviter d’exécuter la menace de boycotter le match et toute la compétition.

N’acceptant pas déjà le fait d’avoir réveillé les joueurs de leur sommeil à 22h pour effectuer les tests PCR, les burkinabé très remontés trop d’anomalies sont soulevées tel qu’une équipe non autorisée qui s’est rendue à l’hôtel de l’équipe du Burkina pour effectuer lesdits tests. Contestant les résultats, la fédération par le billais de son président Lazare Bansse, a adressé une lettre de protestation au SG de la CAF dans laquelle la FBF dit constater plusieurs anomalies dont en voici le texte :

Conformément au protocole sanitaire prescrit par la CAF, l’équipe nationale du Burkina Faso a effectué un test PCR le vendredi 7 janvier 2022, à partir de 22h. Ce test consistait en un prélèvement nasal suivi d’une analyse biomédicale.

Les résultats ont montré que neuf (9) personnes dont 5 (a) joueurs et 3 membres du staff technique dont le coach principal (b) seraient positives au Covid19 :
Les Joueurs : OULA ABASS TRAORE, EDMOND FAYCIAL TAP SOBA, SOUMAILA OUATTARA, SAIDO SIMPORE, DANGO ABOUBACAR FAISSAL.

Staff Technique du personnel
BENJAMIN RAPHAEL HENRY LAZARO, KAMOU MALOE, ABLASSEY ALAIN NANA

«Nous avons constaté de sérieux écarts dans la procédure d’échantillonnage et l’heure d’arrivée tardive des techniciens vers 22h après avoir réveillé les joueurs de leur sommeil.»
«Nous avons également remarqué l’arrivée à notre hôtel d’une équipe non autorisée que nous avons rejetée.»

«Une deuxième équipe est arrivée sans présenter de pièce d’identité officielle.

Néanmoins, nous avons accepté le prélèvement d’échantillons par respect pour la CAF, malgré les soupçons évidents.»

«Cette situation risque de mettre en péril la justice sportive et la cérémonie d’ouverture de la CAN Cameroun 2021.»

«Nous avons des raisons légitimes de douter de la fiabilité des résultats des tests qui ciblent clairement les grands acteurs.»

«Par conséquent, nous contestons les résultats transmis par le laboratoire.
Nous exigeons la reprise des tests dans un laboratoire indépendant sous le contrôle de la CAF et en présence de nos médecins.»

«Espérant une réponse rapide et une suite favorable à cette lettre, Monsieur le Secrétaire général, vous exprimant nos salutations sportives.»

 

 

 

La CAF a publié la liste des 63 arbitres qui officieront lors de la Coupe d'Afrique des Nations TotalEnergies qui se tiendra au Cameroun le mois prochain, en janvier 2022.

La liste se compose de vingt-quatre (24) arbitres, trente-un (31) arbitres assistants et huit (8) arbitres assistants vidéo issus de 36 pays.

 

Parmi les arbitres retenus pour la CAN du Cameroun qui se déroulera du 9 janvier au 6 février, 5 arbitres algériens ont été retenus. Il s’agit de : Mustapha Ghorbal, Etchiali Abdelhak (Arbitre assistant), Mokrane Gourari (Arbitre assistant), Lahlou Benbraham (Arbitre assistant vidéo), Abdi Charef Mehdi (Arbitre assistant vidéo).

CAF