L’équipe nationale d’Algérie reprend du service après une CAN encourageante, mais marquée par une défaite amère, difficile à digérer.
Vladimir Petkovic et ses joueurs doivent rapidement se remobiliser à l’occasion du premier des deux tests programmés en Italie, face au Guatemala, vendredi soir (20h30) au stade Luigi Ferraris de Gênes. Une rencontre qui s’inscrit dans une phase de transition, à quelques mois d’échéances majeures, avec l’ambition de relancer une dynamique positive.
Adversaire modeste sur le papier
Pour ce retour sur scène, la FAF et le sélectionneur ont opté pour un adversaire du continent américain, la sélection du Guatemala, classée au-delà du Top 90 au classement FIFA et composée de joueurs encore peu connus à l’échelle internationale. Un choix qui peut paraître déséquilibré, mais qui répond à un objectif clair : permettre à l’Algérie de reprendre confiance et de retrouver des automatismes, après une CAN marquée par des performances contrastées.
La lourde défaite concédée face au Nigeria a laissé des traces, tant sur le plan mental que dans l’analyse globale du rendement de l’équipe. Petkovic, qui a pris le temps d’examiner en profondeur les enseignements du tournoi, a ajusté sa liste en conséquence. Plusieurs éléments ont été écartés, à l’image de Baghdad Bounedjah, ouvrant ainsi la porte à d’autres profils appelés à se révéler et s’imposer dans la rotation offensive, notamment Amine Gouiri, Chiakha ou encore Benbouali.
Une liste largement remaniée
La sélection actuelle a suscité de nombreux commentaires, en raison de l’intégration de plusieurs nouveaux joueurs, donnant à ce rassemblement des allures de recomposition post-CM. Avec un groupe rajeuni et partiellement renouvelé, Petkovic semble vouloir corriger certains manques constatés lors de la CAN, tout en préparant progressivement la suite, dans un contexte où la Coupe du monde constitue l’objectif majeur.
Pour cette double confrontation, le sélectionneur dispose de 25 joueurs sur les 27 initialement convoqués, après les forfaits de Hadj Moussa et Boudaoui. Un effectif suffisamment étoffé pour procéder à une large revue d’effectif, sans pour autant bouleverser totalement ses repères. L’idée reste de maintenir un équilibre entre cadres expérimentés et nouvelles solutions.
Entre relance et confirmations
Si le rendez-vous face au Guatemala doit permettre de lancer la dynamique, il constitue aussi une étape intermédiaire avant un test bien plus relevé, prévu mardi prochain face à l’Uruguay, 17e au classement FIFA. Petkovic pourra ainsi évaluer ses choix, tester différentes associations et observer la réaction de ses joueurs dans deux contextes différents. Au-delà du résultat, cette première sortie de l’année doit surtout permettre à l’EN de retrouver de la cohérence dans le jeu, de rassurer défensivement et de se montrer plus efficace dans les zones décisives. Petkovic, qui n’exclut pas des ajustements dans son onze, a déclaré vouloir plus d’éléments techniques dans son jeu.
«Nous sommes en train de chercher des joueurs plus techniques, capables d’apporter un plus au collectif et à toute l’équipe», disait-il en conférence de presse. Il cherchera à donner du temps de jeu à un maximum d’éléments afin de valider, ou non, certaines options en vue des prochaines échéances. Dans ce contexte, la rencontre face au Guatemala apparaît comme un point de départ idéal : un adversaire abordable pour se relancer, mais suffisamment utile pour poser les bases d’un nouveau cycle.
S. M. A.





