La défaite concédée par le CS Constantine face à l’Olympique Akbou constitue le quatrième revers du club depuis le début de la saison. Un bilan particulièrement inquiétant, qui fait de cet exercice le plus mauvais départ du CSC depuis son retour en Ligue 1 professionnelle, lors de la saison 2011-2012. Une situation d’autant plus difficile à comprendre que la société propriétaire, l’ENTP, a mis les moyens nécessaires à la disposition du club pour lui permettre d’atteindre ses objectifs.
Malgré les ressources mobilisées et les ambitions affichées en début de saison, les résultats ne suivent toujours pas. Les contre-performances s’enchaînent et la situation devient de plus en plus préoccupante pour une équipe qui aspire à jouer les premiers rôles. Cette succession de mauvais résultats a provoqué la colère des supporters, dont la patience semble désormais atteindre ses limites. Au cœur de cette crise figure le directeur sportif, Tarek Arama, qui a présenté, hier, sa démission écrite dans un contexte marqué par une forte pression populaire et une série de résultats décevants. Régulièrement pris pour cible par les supporters, le responsable constantinois se retrouve ainsi au centre des turbulences que traverse le club. Les critiques à son encontre portent aussi bien sur les résultats sportifs que sur sa méthode de gestion. Plusieurs supporters lui reprochent notamment de ne pas s’être suffisamment entouré de compétences capables de l’épauler dans ses missions administratives et sportives. Son choix de travailler pratiquement seul a alimenté les interrogations sur le fonctionnement de la direction et sur la répartition des responsabilités au sein du club.
Le CA appelé à trancher
La démission d’Arama est désormais entre les mains du conseil d’administration, qui étudie cette décision avant de se prononcer sur la suite à donner au dossier. En parallèle, les responsables du club cherchent un successeur susceptible de prendre le relais et de contribuer au redressement de la situation. Ce changement potentiel intervient à un moment particulièrement délicat pour le CSC, qui doit impérativement retrouver une stabilité administrative et sportive. Le choix du nouveau responsable sera donc déterminant pour tenter de relancer la dynamique du club et répondre aux attentes des supporters. Au-delà de la succession d’Arama, le chantier reste important. Les mauvais résultats, les difficultés défensives et le climat de tension imposent une réaction rapide. Les prochaines décisions du CA seront suivies de près, dans l’espoir de voir le CSC sortir de cette période difficile et retrouver des résultats à la hauteur de ses ambitions.
F. Ch.





