Le CS Constantine continue de traîner ses problèmes administratifs, conséquence d’une gestion qui suscite de nombreuses interrogations. Malgré les changements successifs au poste de directeur sportif, le club peine à retrouver une véritable stabilité, aussi bien sur le plan administratif que sportif.
Les résultats obtenus jusqu’à présent témoignent des difficultés persistantes auxquelles fait face une formation pourtant ambitieuse et disposant d’un public attaché à sa réussite. La succession de plusieurs responsables n’a, jusqu’ici, pas permis de mettre fin aux dysfonctionnements qui affectent le fonctionnement du club. Au contraire, les décisions prises et leurs conséquences ont souvent contribué à entretenir un climat d’incertitude. Dans ce contexte déjà délicat, une nouvelle affaire risque désormais de compliquer davantage la situation du CSC et de fragiliser encore plus ses finances. La décision de mettre fin aux fonctions de l’entraîneur tunisien Mondher Kebaier, au lendemain de la rencontre face à la JS El-Biar, pourrait ouvrir un nouveau dossier litigieux pour la direction constantinoise. Cette séparation, dont les conditions restent au cœur des interrogations, risque de déboucher sur un bras de fer juridique entre les deux parties.
En effet, le technicien tunisien ne compterait pas renoncer à ses droits et pourrait saisir le Tribunal arbitral du sport (TAS) afin de réclamer une indemnisation financière conséquente. Si cette procédure venait à se concrétiser et à aboutir à une condamnation du club, les conséquences pourront être particulièrement lourdes pour une formation déjà confrontée à plusieurs difficultés financières et administratives. Une telle affaire représenterait un nouveau coup dur pour les dirigeants, qui doivent déjà gérer plusieurs dossiers sensibles.
Au-delà de son éventuel coût financier, ce conflit pourrait également porter atteinte à l’image du club et accentuer les interrogations sur la manière dont les décisions sont prises au sein de l’administration.
4 affaires déjà à la FIFA
La situation est d’autant plus préoccupante que le CSC est actuellement interdit de recrutement en raison de quatre affaires enregistrées auprès de la FIFA. La direction doit impérativement trouver une solution à ces litiges avant l’ouverture du mercato hivernal si elle souhaite renforcer son effectif pour la seconde partie de la saison. La résolution de ces dossiers constitue donc une priorité absolue. Le club ne peut se permettre de laisser cette situation perdurer, au risque de compromettre ses ambitions sportives. La perspective d’un éventuel nouveau contentieux avec Kebaier pourrait ainsi alourdir une facture déjà importante et compliquer davantage la tâche des responsables. Dans ces conditions, la direction devra faire preuve de réactivité et de rigueur afin de régler les affaires en cours et d’éviter l’apparition de nouveaux litiges susceptibles d’affecter les finances du club.
Arama évoque le contrat sans entrer dans les détails
Lors de la conférence de presse qu’il a animée, le directeur sportif Tarek Arama a affirmé que le limogeage de Kebaier avait été effectué conformément aux clauses du contrat liant les deux parties. Toutefois, le responsable n’a pas apporté de précisions sur l’article exact sur lequel la direction s’est appuyée pour justifier sa décision. Cette absence d’explications détaillées laisse plusieurs interrogations en suspens, notamment concernant les conditions de la rupture et les éventuelles conséquences financières pour le CSC. Dans ce genre de situation, la transparence apparaît essentielle pour éclairer l’opinion publique et éviter que les spéculations ne prennent davantage d’ampleur. De son côté, l’entraîneur tunisien n’a fait aucune déclaration publique jusqu’à présent. Les tentatives entreprises pour recueillir sa version des faits sont restées sans réponse, laissant ainsi le dossier ouvert.
La direction risque de payer cher ses erreurs
Au final, le CSC pourrait une nouvelle fois subir les conséquences de ses problèmes de gestion. Entre les quatre dossiers en instance à la FIFA, l’interdiction de recrutement et le risque d’un nouveau conflit avec son ancien entraîneur, les défis s’accumulent pour une direction appelée à agir rapidement. Le club est aujourd’hui le principal perdant de cette situation. À défaut d’un règlement à l’amiable et d’une gestion plus rigoureuse des dossiers administratifs, le CSC risque de voir ses difficultés s’aggraver, au détriment de ses ambitions sportives et de la sérénité nécessaire pour poursuivre sa saison dans de bonnes conditions.
F. Ch.





