Le CS Constantine se retrouve une nouvelle fois interdit de recrutement, quelques mois seulement après avoir réussi à régler plusieurs de ses anciennes dettes.
Cette nouvelle situation, liée notamment au dossier de l’ancien défenseur malien Mélo Ndiaye et à celui de l’entraîneur bosnien Rusmir Cviko, relance forcément les interrogations sur la manière dont le club est géré sur le plan financier et administratif. Le CSC fait régulièrement partie des équipes qui affichent de grandes ambitions et jouent les premiers rôles en championnat. En dépit des moyens mobilisés et les attentes importantes de ses supporters dans l’Est du pays, le club peine à concrétiser ses ambitions par des titres. Cette nouvelle affaire intervient donc dans un contexte où la stabilité financière demeure un enjeu majeur.
Les mêmes problèmes refont surface
La direction constantinoise avait pourtant réussi, au cours des derniers mois, à se débarrasser de plusieurs dossiers financiers qui menaçaient le club. La levée des précédentes sanctions avait permis au CSC de poursuivre normalement son recrutement et de préparer la nouvelle saison avec davantage de sérénité. Mais le dossier Ndiaye, auquel s’ajoute celui de Cviko, vient rappeler que le club n’a pas encore définitivement tourné la page de ses anciennes difficultés. Une nouvelle interdiction de recrutement porte forcément atteinte à l’image du CSC et peut également compliquer sa gestion sportive. Au-delà de la sanction elle-même, cette situation soulève donc des questions sur la nécessité d’une meilleure anticipation des engagements financiers pris par le club.
Le mercato hivernal laisse du temps
Le principal point positif pour le CSC réside toutefois dans le calendrier. La direction dispose encore de plusieurs semaines pour trouver une solution et régler les sommes réclamées avant l’ouverture du mercato hivernal, prévue au début de l’année prochaine. Le club peut donc travailler sans subir une pression immédiate liée à une période de transferts actuellement ouverte. Cette marge de manœuvre devrait permettre aux dirigeants de négocier avec les parties concernées et de tenter de solder les dossiers dans les meilleurs délais. L’objectif sera surtout de lever la sanction avant le prochain mercato afin que le staff technique puisse, si nécessaire, renforcer l’effectif durant la deuxième partie de saison.
Arama veut protéger les intérêts du club
Du côté de la direction, cette nouvelle affaire ne semble pas provoquer de panique. En plus du recours introduit auprès des instances compétentes, les responsables du club se préparent déjà à traiter les différents dossiers afin de trouver une issue favorable. Le directeur sportif Tarek Arama aurait expliqué à ses proches qu’il ne pouvait pas régler tous les problèmes financiers du club en même temps. Il assure toutefois travailler afin de protéger les intérêts du CSC et garantir son fonctionnement sans obstacles durant toute la saison. La priorité sera donc de régler progressivement les dossiers en suspens, sans perturber le travail de l’équipe première.
Éviter une nouvelle complication sportive
Même si cette interdiction n’a pas encore de conséquence directe sur le groupe actuel, sa prolongation pourrait devenir problématique à moyen terme. Le staff pourrait avoir besoin de renforts durant le mercato hivernal, notamment en fonction des blessures, des départs ou des éventuelles insuffisances constatées durant la première partie de saison. La direction devra donc agir suffisamment tôt pour éviter que cette situation ne devienne un frein aux ambitions sportives du club.
F. Ch.





