Recruté pour jouer les premiers rôles même si la direction ne s'est pas exprimée ouvertement du moins jusqu'à présent sur les objectifs du club, l'entraîneur Karim Belhocine n'a pas assuré un départ en fanfare en championnat comme l'ont souhaité les supporters.
Au-delà de ces deux résultats, une victoire et une défaite en deux matchs, c'est la manière de jouer de l'équipe qui a déçu les amoureux des Jaune et Vert. Lors de la première journée du championnat face au MB Rouissat, une équipe accrocheuse, on a assisté par moments en première mi-temps à de belles phases de jeu, mais l'équipe s'est repliée derrière en seconde période, alors que lors du second match face au nouveau promu, le CR Témouchent, en l'occurrence, sanctionné par une défaite, personne n'a reconnu la JSK malgré les deux occasions nettes de scorer en première période. Évidemment, malgré ses prestations juste moyennes, cela ne remet en aucun cas les qualités des joueurs ni les compétences de l'entraîneur qui a déjà prouvé sa valeur particulièrement en Belgique où il a entraîné pendant plusieurs années. Il faut dire néanmoins qu'avec sa venue les supporters s'attendaient à mieux de leur équipe surtout que la direction a cassé sa tirelire pour renforcer son effectif avec pas moins de 14 joueurs en cette intersaison dont certains ont une grande expérience.
Malheureusement, le visage montré par les coéquipiers de Mahious lors de ces deux premiers matches n'a même pas rassuré les plus optimistes après la défaite face au CRT qui fait son apprentissage en Ligue 1 Mobilis. Après une préparation de plusieurs jours à Tizi Ouzou et en Tunisie ponctuée de plusieurs matchs amicaux, ils se sont inclinés par un but à zéro à Aïn Témouchent. Mais rien n'est encore perdu surtout qu'il reste 28 matchs à jouer et que les autres prétendants au titre n'ont pas réussi à faire le plein à l'exception du MCA qui a enregistré une victoire en 1 match.
Identité de jeu
Depuis qu'il a pris l'équipe au mois de juillet dernier, Belhocine a insisté auprès de ses joueurs sur le beau jeu. Il leur recommandait à chaque fois au cours des séances d'entraînement d'opter pour des passes courtes. Il leur montrait sans cesse comment monter avec le ballon et il exigeait d'eux d'appliquer ce qu'ils ont fait à l'entraînement lors des matchs d'application ou lors des matchs amicaux. Son objectif est que la JSK ait son propre identité de jeu. D'après nos informations, Belhocine travaille comme un forcené depuis qu'il a rallié Tizi Ouzou pour réaliser une belle saison. Il fait le maximum pour que le jeu de l'équipe soit fluide pour que les supporters notamment ceux qui prennent place dans les gradins ne s'ennuient pas du jeu de leur l'équipe, or, malgré la présence de joueurs qui ont une certaine technicité, la JSK n'a pas montré grand-chose en ce début de saison.
Elle a assuré l'essentiel face au MBR qui a surpris tout le monde par le jeu qu'il a développé jusqu'à maintenant et cela malgré ses défaites face à la JSK et le MCA. Mais face au CRT, les Canaris étaient passés totalement à côté de la plaque comme en témoigne le but encaissé sur corner à la 74e minute, alors qu'ils étaient 10 à l'intérieur de la surface de réparation sans oublier le gardien Guendouz. Belhocine a sans nul doute noté tout ce qui n'a pas marché à Aïn Témouchent et il tâchera d'apporter les réglages nécessaires pour ne pas laisser le doute s'installer. Il a placé sa confiance dans certains joueurs qui ont du mal à retrouver leur meilleur niveau et il les reléguera sûrement sur le banc de touche lors des matchs à venir. A Aïn Témouchent, le milieu et l'attaque ainsi que les latéraux ont été transparents et il n'est pas à exclure que le coach Belhocine revoie tout son dispositif tactique. Il a entraîné des clubs huppés en Belgique et même en Angleterre et il a été déjà confronté sûrement à ce genre de situation. Il peut aussi compter sur ses adjoints, car il sait que de grandes attentes sont placées en lui et qu'il devra tout faire pour mener l'équipe à bon port.
Pelouse synthétique
L'entraîneur Belhocine n'a pas cherché à trouver des échappatoires à la défaite concédée devant le CRT. Il a certes déclaré que s'il s’était s'exprimé en tant que consultant, il aurait dit que le tartan gêne toujours les joueurs qui ont l'habitude de se préparer et de jouer sur du gazon naturel, mais il a ajouté que s'il répondait en tant qu'entraîneur, il ne devait pas chercher des justificatifs pour cette défaite. Malgré sa déception, il a tenu à assumer ses responsabilités. Malgré sa longue expérience sur les terrains européens, Belhocine est en train de découvrir le championnat algérien.
C'est sa première expérience en Algérie et il ne connaît pas bien le championnat algérien ni ses terrains même s'il avait eu l'occasion de suivre peut-être certains joueurs du PAC qu'il avait aidés par le passé à décrocher des contrats en Belgique. Même s'il avait pris en compte le tartan, il ne s'attendait pas à ce qu'il soit un véritable handicap. Il aurait émis quelques appréhensions avant le déplacement à Aïn Témouchent à cause du tartan comme nous l'avons rapporté dans l'une de nos précédentes éditions, mais il devra faire avec désormais surtout que plusieurs matchs attendent son équipe sur du gazon synthétique.
Il devra trouver des solutions à ce problème surtout qu'il pourrait programmer des séances au stade du 1er-Novembre-1954 de Tizi Ouzou à chaque fois que la JSK aura un match à jouer sur du gazon synthétique. Il est utile de signaler que la plupart des joueurs de la JSK avaient l'habitude de jouer sur du tartan à l'image de Sadahine, Cherifi, Boulkaboul, Messaoudi, Bouamama, Belhocini et Mahious pour ne citer que ceux-là. C'est aux joueurs donc de s'adapter au tartan, s'ils veulent réaliser une grande saison. Ils doivent faire aussi preuve de plus d'abnégation et de combativité pour ne pas perdre des points bêtement. Ils ont tous les moyens à leur disposition pour jouer les premiers rôles et c'est à eux de faire le nécessaire pour se montrer à la hauteur de la confiance placée en eux.
N. B.





