Écartés de l'équipe depuis la mi-août, c'est-à-dire, juste après le retour de l'équipe de la Tunisie, le gardien Gaya Merbah et le défenseur central Mohamed-Lamine Madani ont rencontré, il y a quatre jours de cela, le président Boudedja et l'entraîneur Karim Belhocine pour débattre avec eux de leur mise à l'écart et la possibilité de les réintégrer dans le groupe.
Les deux joueurs avaient fait la préparation d'intersaison avec l'équipe et ils avaient même pris part au stage effectué en Tunisie, mais à leur retour au pays, l'entraîneur Belhocine leur a interdit de s'entraîner avec le groupe en arguant au cours de la conférence de presse animée juste avant la reprise du championnat que ce sont eux qui avaient demandé à partir et qu'il ne peut pas compter sur eux. Mais les deux joueurs avaient répliqué que lorsqu'ils avaient des offres, la direction ne leur avait pas accordé des bons de sortie sous prétexte qu'elle avait placé la barre très haut contre leurs lettres de libérations respectives. Et comme les deux joueurs n'avaient pas pu signer ailleurs, ils continuent à s'entraîner à l'écart du groupe (des entraînements le matin), et pour ne pas rester toute la phase aller sans compétition et sans entraînement avec le groupe, ils avaient d'abord envoyé des missives à la direction dans lesquelles ils ont demandé les raisons de leur mise à l'écart.
Ainsi, après plusieurs jours d'attente, ils ont été reçus, il y a quatre jours de cela, par le président Boudedja et l'entraîneur Belhocine. D'après nos informations, ce dernier s'oppose toujours à leur retour dans le groupe. Gaya Merbah et Madani ne seraient plus dans ses plans pour cette saison. Ils se sont séparés sans parvenir à un accord, ce qui n'arrange ni le club ni les joueurs puisqu'ils risquent de se retrouver sans compétition pendant plusieurs mois, mais le club est aussi perdant dans l'affaire puisque la direction sera contrainte de les payer sans pouvoir les utiliser. Le président Boudedja leur aurait affirmé dernièrement qu'ils ont le bon de sortie de la direction mais comme les marchés des transferts sont clôturés dans la plupart des pays, ils devront attendre au moins jusqu'au prochain mercato hivernal pour espérer trouver des clubs preneurs.
Huissier de justice
Estimant qu'ils n'avaient rien fait de grave qui justifierait cette mise à l'écart, les deux joueurs comptent défendre leur cause jusqu'au bout. Madani aurait déjà recouru aux services d'un huissier de justice pour constater sa mise à l'écart et Gaya Merbah aurait décidé de faire de même. Le premier est sous contrat avec la JSK jusqu'en juin 2027, alors que le second lui son contrat n'expirera qu'en juin 2029. Si Madani n'avait pas joué beaucoup de matchs la saison dernière en raison de son désaccord avec Zinnbauer, Gaya Merbah était un titulaire indiscutable depuis son retour de blessure. Il était même le capitaine de l'équipe, malheureusement pour lui, il a été écarté du groupe depuis le retour de l'équipe de la Tunisie. Malgré le recrutement d'Alexis Guendouz, le cas de Gaya Merbah pose un sérieux problème à la direction qui n'a pas pu officialiser le transfert du gardien Ahmed Abdelkader en raison du refus de Gaya Merbah de résilier son contrat sans être indemnisé.
Après avoir réclamé 7 mensualités pour apposer sa signature sur la résiliation de son contrat, il aurait revu ses exigences à la baisse en ne réclamant que 3 salaires, mais malgré ça, aucun accord n'a été trouvé avec la direction. Pour Madani, il a été sollicité par le MCO puis l'USMA et le MCA, mais faute d'accord avec ces clubs, il est toujours à la JSK. Aucun des deux joueurs ne s'est exprimé pour le moment sur sa mise à l'écart et cela pour ne pas aggraver leurs cas respectifs, surtout qu'ils espèrent toujours que le coach Belhocine finira par les réintégrer dans le groupe. D'après une source proche du dossier, Gaya Merbah et Madani ne s'attendaient aucunement à ce qu'ils soient écartés du groupe surtout qu'ils n'ont pas été traduits devant le conseil de discipline d'après notre source, bien sûr. Il faut dire que même l'entraîneur Belhocine lorsqu'il a été interrogé sur leur situation avait déclaré que ce sont eux qui avaient demandé à partir et il n'avait à aucun moment parlé d'écart disciplinaire ou de quoi que ce soit.
N. B.





