L’ancien patron de l’Equipe nationale et de la JSK, Moussa Saïb, dément formellement avoir été contacté par le président Boudedja ou un quelconque responsable de Mobilis pour occuper le poste de directeur technique sportif de la JSK.
Saïb, que nous avons eu au téléphone dans la soirée de jeudi dernier, a tenu à mettre un terme à toutes les rumeurs ayant circulé à son sujet. «Aucun responsable de la JSK ni de Mobilis ne m’a contacté. Tout ce qui a été dit au sujet de ma nomination au poste de directeur technique sportif n’est que pure fabulation. Il n’y a aucune once de vérité dans tout ça», nous a déclaré l’ancien meilleur passeur du championnat de France.
«Je n’ai rencontré ni Boudedja ni le P-DG de Mobilis»
Malgré le démenti cinglant apporté par Saïb aux rumeurs faisant état de sa nomination au poste de DTS, certains n’ont pas cessé de distiller des informations farfelues. Ils sont allés jusqu’à annoncer que l’ancien Auxerrois aurait été reçu par le P-DG de Mobilis, Chawki Boukhazani. Saïb, que nous avons interrogé à ce sujet, affirme : «Je n’ai rencontré ni Boudedja ni le P-DG de Mobilis, Boukhazani, que je ne connais même pas. Au risque de me répéter, il n’y a eu aucun contact ni avec les responsables de la JSK ni avec ceux de Mobilis.»
Depuis le limogeage du président Ould Ali et du directeur général Hakim Medane, le nom de Saïb circule dans l’entourage du club pour occuper le poste de DTS, mais c’est la première fois qu’il est annoncé d’une manière aussi officielle sur les réseaux sociaux, alors qu’il n’a été contacté ni de près ni de loin par le président Boudedja ou les responsables de Mobilis.
«Il a suffi que je rentre en France pour qu’on parle de moi»
Rentrant régulièrement au pays pour se ressourcer, Saïb a passé dernièrement une semaine à Tizi Ouzou avant de rentrer chez lui, en France, au cours de la semaine dernière. Il se dit sidéré que durant tout son séjour au pays, personne ne l’ait contacté et qu’il ait suffi qu’il retourne en France pour que circulent des rumeurs selon lesquelles il serait désigné au poste de directeur technique sportif de la JSK. «J’ai passé une semaine au pays et personne ne m’a parlé de quoi que ce soit. Et il a suffi que je rentre en France pour qu’on m’annonce comme le DTS, alors que je n’ai reçu aucune proposition dans ce sens», a-t-il poursuivi.
«Mes proches étaient surpris par l’ampleur de cette rumeur»
Durant toute la journée de jeudi dernier, Saïb a reçu des centaines, voire des milliers d’appels de personnes qui ont tenté de le joindre pour vérifier s’il avait effectivement été désigné au poste de DTS. Même ses proches, qui savaient qu’il n’avait reçu aucune offre ni de la part de la direction ni de la part de Mobilis, l’ont appelé pour savoir s’il y avait une once de vérité dans tout ce qui a été dit sur les réseaux sociaux. Il avoue que lui-même était loin d’imaginer qu’on irait jusqu’à annoncer sa désignation au poste de DTS, alors qu’il n’avait ni rencontré ni négocié avec personne. «Même mes proches ont été surpris par l’ampleur de cette rumeur. En principe, avant de donner une information, on essaye de la vérifier auprès du concerné», regrette Saïb.
«Je ne suis pas un marchand de rêve»
Connu pour être un homme pragmatique, Saïb n’acceptera jamais le poste de DTS, ou n’importe quel autre poste, s’il ne bénéficie pas de carte blanche ou s’il juge que l’environnement dans lequel il serait appelé à travailler ne lui permettrait pas de mener à bien sa mission. Il n’est pas du genre à faire des promesses sans lendemain aux supporters, car il ressent ce que ressentent ces derniers et, si jamais il venait, ce serait pour un projet sérieux et ambitieux. «Je ne suis pas un marchand de rêve. J’ai toujours été clair avec les supporters et je ne leur mentirai jamais. Dans la vie, il faut être franc et ne jamais faire de promesses sans lendemain. Ceux qui me connaissent savent que je suis un homme de principe», a-t-il indiqué.
«Dans ces conditions-là, ça ne serait pas possible même si on me sollicite»
Réclamé par les supporters pour occuper le poste de DTS dès le mois de février dernier, c’est-à-dire juste après le départ d’Ould Ali et de Hakim Medane, Saïb ne comprend pas pourquoi certaines personnes font circuler des rumeurs sur les réseaux sociaux, alors qu’il n’a été contacté ni par le président Boudedja ni par les responsables de Mobilis. «Dans ces conditions-là, je pense que ça ne serait pas possible même si on me sollicite. J’ai passé une semaine au pays et je n’ai eu aucun contact. Maintenant que je suis de retour en France, on m’annonce comme le nouveau DTS, alors qu’il n’y a rien eu. Ces choses-là se planifient, car j’ai une famille à charge et aussi mes obligations. En plus, il ne reste qu’une journée avant la fin du championnat et il faudra préparer le stage d’intersaison sans oublier le dossier de l’entraîneur et les joueurs à recruter. Tout cela est du ressort du DTS. Or, j’ai appris via la presse qu’il y a déjà des joueurs qui ont donné leur accord de principe et que la direction négocie avec des entraîneurs. Comme je vous l’ai déjà dit, je ne suis pas du genre à faire de fausses promesses aux supporters», a-t-il insisté.
Étant le dernier entraîneur à avoir offert à la JSK son dernier titre de champion d’Algérie en 2008, Saïb fait l’unanimité chez les supporters. Il possède du charisme et a évolué au plus haut niveau durant plusieurs années. À son retour des Émirats arabes unis, il avait signé à la JSK sans même négocier son salaire, demandant au défunt Hannachi, alors président, de fixer lui-même sa mensualité.
«Je suis pour un projet sérieux et ambitieux»
Bien qu’il ne soit pas emballé à l’idée de revenir à cause de tout ce qui se passe actuellement au club, Saïb pourrait professionnaliser la JSK si les responsables de Mobilis venaient à le solliciter et parvenaient à le convaincre d’accepter leur proposition. C’est quelqu’un qui n’acceptera jamais de travailler dans le flou. La plupart des présidents qui se sont succédé à la tête du club lui avaient proposé de collaborer avec eux, mais il avait poliment décliné leurs offres, estimant qu’ils voulaient simplement l’utiliser. En revanche, pour un projet sérieux, il ne dira pas non, car son cœur bat toujours pour ce club auquel il a donné le meilleur de lui-même. Très estimé par les supporters, Saïb n’est ni un opportuniste ni un demandeur d’emploi. «Je suis pour un projet sérieux et ambitieux. J’ai toujours dit qu’il faut être franc avec les supporters et tout faire pour que la JSK retrouve son lustre d’antan», a-t-il réaffirmé.
«Ils n’ont pas réussi leur coup»
S’interrogeant sur le but recherché par ceux qui ont tenté de faire croire aux supporters qu’il avait été officiellement désigné au poste de directeur technique sportif alors qu’il n’a été contacté ni par le président Boudedja ni par les responsables de Mobilis, Saïb confie : «Je dirai à ceux qui sont à l’origine de cette rumeur : vous n’avez pas réussi votre coup.»
Il faut dire que la rumeur l’annonçant comme nouveau DTS de la JSK a été accueillie favorablement par les supporters. La plupart d’entre eux souhaitent le voir à ce poste, car ils savent qu’il possède une longue expérience et que son retour ne pourrait faire que du bien à la JSK. Ils estiment qu’il a toutes les qualités requises pour occuper de telles responsabilités et qu’avec son expérience et son savoir-faire, l’équipe ira de l’avant.
N. Boumali
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