Arrivé cet été au NA Hussein Dey avec le statut de recrue phare, Taher Benkhelifa entend pleinement assumer les responsabilités qui accompagnent son expérience et son vécu dans plusieurs grands clubs du football algérien, notamment l’USM Alger, la JS Kabylie et l’ES Sétif.
Le milieu de terrain husseindéen semble déjà parfaitement imprégné du projet porté par la nouvelle direction du club. Après le succès convaincant décroché lundi en amical face au RC Arbâa, Benkhelifa estime que l’essentiel réside moins dans le résultat que dans l’application des consignes et la progression collective. À quelques jours de l’entame de la compétition officielle, le joueur affiche également ses ambitions et explique les raisons qui l’ont poussé à privilégier le NAHD, malgré les nombreuses sollicitations dont il avait fait l’objet. Entre préparation, choix du club et ambitions pour la saison, le nouveau nᵒ 8 nahdiste s’est livré sans détour.
Un succès convaincant en amical face au RCA, qu’avez-vous à nous dire sur cette troisième rencontre de préparation de votre équipe ?
Je tiens tout d’abord à présenter mes sincères condoléances aux familles des victimes des incendies qui ont touché l’est du pays, on est solidaires avec eux. Comme vous le savez, on a dû annuler nos deux précédentes rencontres programmées, pour affronter finalement ce lundi une très bonne équipe du RCA. Ce fut vraiment un très bon test pour nous, c’est certes une bonne victoire morale, mais on se dit plutôt que la victoire ne compte pas trop, c’est plus l’application du travail accompli et des consignes de l’entraineur qui comptent le plus pour nous. Dieu merci, on a vu une belle empoignade, où les deux équipes ont livré un beau match, c’était le plus important pour les deux coachs. Il reste encore quelques matchs amicaux à disputer, pour être fin prêts le jour J.
Vous venez de boucler le second cycle de préparation, vous voilà désormais dans le dernier cycle de pré-compétition…
Effectivement, comme vous le savez, on a eu droit à un premier stage à Tikjda, où l’on a essentiellement bossé sur le volet physique. On a par la suite abordé ce second stage de Ben Aknoun qui a été beaucoup plus axé sur le volet technico-tactique.
Dieu merci, on a globalement accompli l’essentiel de la préparation, il reste grosso modo une dizaine de jours avant l’entame de la compétition officielle. Il nous reste encore deux matchs amicaux à disputer avant d’entamer le championnat, avec ce premier match qui nous opposera à la formation de Taghit. Nous sommes déterminés à faire plaisir à nos supporters qui croient en nous, espérons qu’on ne va pas les décevoir, on va mettre tous ensemble la main dans la main pour remettre le NAHD à sa vraie place.
Sur le plan personnel, comment avez-vous opté pour le Nasria, alors que vous aviez énormément d’offres sur la table ?
Tout à fait. Je ne vous cache pas que j’ai pu discuter avec le président, il m’a présenté son projet pour le club, il m’a aussi listé les joueurs recrutés et ciblés également, j’ai été enthousiasmé de venir au club, car il y a un vrai projet ambitieux au NAHD. Il est vrai que j’avais beaucoup d’offres, mais j’ai choisi un grand club qu’est le NAHD, qui évolue certes en Ligue 2, mais ça reste un des monuments du football algérien, une grande école, un club qui a souvent participé aux compétitions africaines. On va tous œuvrer dans le même sens pour remettre ce club à sa vraie place, qui n’est naturellement pas en Ligue 2.
Êtes-vous optimiste pour la saison du NAHD ?
Évidemment qu’on l’est, sinon que faisons-nous ici ? On serait alors restés à la maison tranquillement si on n’était pas optimistes. Oui, on est optimistes, mais les résultats ne viennent jamais avec les paroles, il faut travailler, bosser, cravacher durement pour atteindre notre objectif. On va devoir faire des sacrifices, accomplir ce qui doit se faire, et inch’Allah, on récoltera les fruits de nos labeurs.
M. A.





