Le Nasria est tombé de haut samedi dernier à Blida. Opposés à une formation de l’USM Blida déterminée à faire valoir ses arguments devant son public, les Nahdistes ont fini par s’incliner lourdement sur le score sans appel de trois buts à zéro.
Pourtant, au regard de la physionomie de la première période, rien ne laissait présager un tel scénario. Les poulains de Noureddine Foughar avaient livré une première mi-temps d’assez bonne facture, parvenant à tenir tête à leurs adversaires et à préserver leurs chances. Mais au retour des vestiaires, le NAHD a complètement perdu pied, laissant apparaître des lacunes inquiétantes, notamment sur le plan défensif. Les erreurs individuelles se sont multipliées, offrant à l’USMB l’opportunité de prendre le large et de transformer cette rencontre en véritable cauchemar pour les Rouge et Jaune.
Bellabès et Bentchakal en grosse difficulté
Si cette lourde défaite doit être analysée, les défaillances individuelles constituent incontestablement l’une des principales explications de ce naufrage. Le latéral gauche Soheib Bellabès a notamment vécu un après-midi particulièrement difficile. Dépassé par les événements, il a été directement impliqué dans les deux premières réalisations blidéennes, laissant son équipe dans une situation de plus en plus compliquée. Ses errements défensifs ont pesé lourd dans la balance, face à un adversaire qui n’en demandait pas tant pour exploiter les espaces et faire la différence. Le portier Yanis Bentchakal n’a pas été épargné par les critiques. Le gardien nahdiste a lui aussi commis plusieurs erreurs d’appréciation, voire des maladresses techniques, sur les trois buts encaissés par son équipe. Des défaillances qui ont contribué à alourdir l’addition et à anéantir les espoirs de réaction des siens. Si le football reste un sport collectif où les responsabilités doivent être partagées, force est de constater que le NAHD a surtout été plombé par les insuffisances de certains de ses joueurs, qui n’ont pas répondu aux attentes lors de ce déplacement. À ce niveau de la compétition, de telles erreurs se paient cash, particulièrement face à une équipe capable d’en profiter avec autant d’efficacité.
Les absences ne peuvent tout expliquer
Certes, les nombreuses absences enregistrées à l’occasion de cette confrontation ont également pesé sur les capacités du Nasria à rivaliser avec son adversaire. Pas moins de six joueurs manquaient à l’appel, à savoir Chaouch, Bencherifa, Benkhelifa, Sabouni, Siam et Serguine. Parmi eux, au moins cinq éléments habitués à occuper une place importante dans le dispositif de l’équipe. Un handicap non négligeable pour un groupe qui a dû composer avec plusieurs changements et faire appel à des joueurs disposant de moins de repères et d’expérience dans les grands rendez-vous. Toutefois, ces absences ne sauraient, à elles seules, justifier une défaite aussi lourde. Le constat est désormais difficile à contourner : les doublures ne semblent pas encore disposer du niveau nécessaire pour assurer la relève dans les meilleures conditions. La prestation livrée samedi à Blida en est une illustration assez révélatrice. Après avoir longtemps résisté, les Nahdistes ont fini par céder, incapables de contenir les assauts adverses et de corriger leurs propres insuffisances. Pour le staff technique, cette défaite doit servir d’avertissement.
M. A.





