NAHD : qui sème le vent…

Publié le : 19 Janvier 2026

C’est une véritable déconfiture que celle qui a été essuyée samedi dernier par le Nasria, face à la JSM Béjaïa sur le terrain du stade de l’Unité Maghrébine de Béjaïa, où le NAHD a été éliminé au stade des 1/8 de finale de la Coupe d’Algérie, à la suite de sa lourde défaite sur le score de trois buts à zéro. 

 

Une défaite qui s’est dessinée en première période, avec un doublé de Saker (8’, 38’), lequel a bien sûr profité d’une défense nahdiste totalement aux abois lors de cette partie. La JSMB enfoncera le clou en toute fin de partie, grâce à une réalisation d’un ancien de la maison, en l’occurrence, Rayane Gacem, qui scellera donc le sort de la rencontre en faveur de son équipe. Une lourde défaite sur le score sans appel de trois buts à zéro qui est venue schématiser tout ce que le groupe nahdiste a pu vivre durant la semaine précédant la rencontre.

 

Totalement à côté de la plaque

 

Pour revenir sur le contenu de la rencontre, on peut dire que les Nahdistes étaient totalement hors du coup lors de cette rencontre, eux qui ont commis quelques erreurs inhabituelles qui leur ont coûté très cher face à une formation de la JSMB ultra-volontaire, qui a su mordre là où ça fait mal. Le NAHD a, d’ailleurs, encaissé ses deux premiers buts sur des erreurs individuelles de ses joueurs. D’abord Amaouche, pourtant irréprochable depuis l’entame de la saison et l’un des meilleurs éléments du Nasria cette saison, qui va manquer son dégagement, pour permettre à Saker d’ouvrir le score précocement (8’). Les Nahdistes vont commettre une nouvelle bourde une demi-heure plus tard, avec une erreur du gardien Yacoubi, lui aussi excellent depuis l’entame de la saison, et qui va malencontreusement perdre le ballon devant Saker au moment de tenter un dribble inutile dans sa surface, pour concéder le seconde but de la partie (38’). Avec deux buts de retard, les Nahdistes n’ont jamais donné l’impression d’avoir les moyens de revenir dans le match, pire encore, eux qui vont concéder un 3ème but en toute fin de partie, pour s’incliner lourdement sur le score de trois buts à zéro.

 

Une semaine en eaux troubles

 

La débâcle nahdiste enregistrée samedi dernier à Béjaïa n’était que la résultante d’une semaine très agitée en interne qui a vu les dirigeants du Nasria se retrouver confrontés à leurs joueurs durant toute la semaine pour une question d’argent. Le coach Farid Zemiti qui a pris en main les destinées du staff technique de l’équipe s’est retrouvé la semaine dernière au centre d’un conflit joueurs-direction, avec des absences à la pelle à chaque séance d’entraînement, des joueurs qui arrivaient parfois en retard, sans qu’il puisse agir, face aux nombreux problèmes. La direction du club avait, d’ailleurs, promis de remettre une moitié de salaire aux joueurs lors de la séance de mardi, une promesse qui n’a finalement pas été tenue, puisque les joueurs n’ont reçu qu’une petite partie de leur dû et cela qu’en fin de semaine, à savoir la veille du départ vers Béjaïa. En d’autres termes, le NAHD a très, très mal préparé son match de coupe, où les joueurs avaient plutôt la tête à leurs dus durant toute la semaine au lieu de se concentrer sur le volet sportif.

 

Les joueurs ont failli boycotter le match

Et pour illustrer bien comme il faut cette semaine très perturbée vécue par les Nahdistes et qui a découlé sur cette débâcle bougiote, il y a lieu de signaler que le groupe nahdiste qui s’est déplacé à Béjaïa vendredi matin avait failli boycotter tout simplement ce déplacement, après un bras de fer avec la direction du club. En effet, alors qu’ils avaient reçu des promesses pour encaisser leur dû au plus tard mardi à l’issue de la séance d’entraînement, les joueurs nahdistes n’avaient rien vu venir, eux qui se sont entraînés mardi et le mercredi en l’absence du moindre dirigeant.

 

Les joueurs étaient, d’ailleurs, déterminés à boycotter la séance de jeudi, si la direction du club n’allait pas accéder à leurs doléances. D’ailleurs, les joueurs s’étaient présentés à ‘entraînement jeudi, tout en refusant de s’entraîner sans toucher leur argent. Il aura fallu l’intervention du coach Zemiti qui a pris attache avec le président Hanied, lequel leur a promis de toucher leur argent à la fin de ladite séance pour que les joueurs prennent le soin de s’entraîner. Malgré cette mesure, et une régularisation partielle, le NAHD s’est déplacé à Béjaïa avec un groupe amoindri, car certains joueurs ont opté pour le boycott à l’image de Berouba et Deffar. C’est dire que le NAHD a vécu une semaine assez mouvementée, avec un risque de boycott, le résultat enregistré à Béjaïa n’était que le fruit de grosses turbulences qui ont mené l’équipe vers ce naufrage bien attendu

M. A.