Le président du CSA/USM El-Harrach, Salim Rebbah, est revenu sur la période durant laquelle il a pris en main la gestion de l’équipe, entamée en octobre dernier après la démission de son prédécesseur Sofiane Touahria. Une phase marquée par plusieurs étapes, allant de la mise en place d’une cellule de crise à la création d’un directoire, avant son élection à la tête du club le 25 février.
Malgré un contexte particulièrement difficile, Rebbah se dit satisfait du travail accompli. «Au vu des conditions compliquées que nous avons traversées cette saison, notamment après la démission de l’ancien président, je suis fier de tout ce que nous avons réalisé», a-t-il déclaré. Il a rappelé que l’équipe occupait la 11e place au moment de la mise en place de la cellule de crise. «Grâce aux efforts conjoints de tous les membre de la cellule de crise, nous avons réussi à hisser le club à la deuxième place, qu’il occupe toujours aujourd’hui», a-t-il ajouté. Le dirigeant insiste également sur les conditions précaires dans lesquelles le club a évolué: «Nous avons travaillé sans ressources financières ni moyens, mais nous avons tout de même réussi à maintenir l’équipe sur la bonne voie et à la rapprocher des play-offs. »
«L'équipe subit une pression négative»
Concernant sa démission annoncée après la défaite face à l’ASM Oran, Rebbah confirme qu’il n’est pas revenu sur sa décision. «Je n’ai pas retiré ma démission et j’attends qu’une personne se présente pour reprendre le flambeau», a-t-il affirmé. Il reconnaît toutefois avoir reçu plusieurs sollicitations pour rester en poste : «J’ai été contacté par plusieurs personnes qui m’ont demandé de revenir sur ma décision. Mais pour l’instant, personne ne s’est officiellement manifesté pour me succéder, ce qui montre que la tâche est lourde et complexe. »
Rebbah a tenu à défendre ses joueurs après les deux dernières défaites. «On ne peut pas blâmer les joueurs. Ils travaillent sérieusement et donnent le maximum pour le club», a-t-il assuré. Évoquant la dernière rencontre, il a souligné : «Nous avons même aligné notre troisième gardien, Tabarout, qui a fait de son mieux, mais nous avons malgré tout perdu.» Pour lui, le problème est ailleurs : «Il existe une pression négative autour de l’équipe depuis la rencontre face à la JSM Tiaret. Certaines parties nuisent au club et les joueurs subissent même des menaces, ce qui impacte forcément leur rendement. »
«L’USMH est toujours en course»
En conclusion, le président sortant a voulu se montrer optimiste quant aux chances de son équipe d’accéder à l’élite. «On a l’impression que tout est perdu, alors que ce n’est pas le cas. Certes, la première place est officiellement hors de portée, mais nous restons en course pour les play-offs», a-t-il expliqué. Il reste sept points pour que l’équipe assure sa place sur le podium. Rebbah estime que tout reste possible, à condition d’une mobilisation générale. «Il faut que tous les acteurs, joueurs, dirigeants et supporters, se rassemblent autour de l’équipe. Le travail continue et nous devons rester concentrés jusqu’à la dernière journée», a-t-il insisté. Enfin, il conclut sur une note d’espoir : «J’espère que la saison se terminera de la meilleure des manières et que nous atteindrons l’objectif fixé en début d’exercice. »
Fodil Cheurf





