Affaire Samuel Eto’o: la FECAFOOT fustige le «deux poids, deux mesures» de la CAF

Publié le : 23 Janvier 2026

La Fédération camerounaise de football (FECAFOOT) est montée au créneau pour dénoncer ce qu’elle considère comme une politique du «deux poids, deux mesures» adoptée par la Confédération africaine de football (CAF), à la suite de la sanction infligée à son président, Samuel Eto’o.

Dans un communiqué officiel, l’instance camerounaise a exprimé son étonnement face à la rapidité avec laquelle la CAF a prononcé la sanction disciplinaire contre Samuel Eto’o, moins de deux heures après la séance d’audition, tout en déplorant le retard constaté dans la communication des motifs détaillés de cette décision.

Une sanction «éclair», des motifs «invisibles»

Selon la FECAFOOT, cette situation porte gravement atteinte à son droit de déposer un recours dans les délais réglementaires, tout en nuisant à l’image, à l’honneur et à la réputation de Samuel Eto’o dans l’exercice de ses fonctions à la tête du football camerounais.

La Fédération souligne également que ce décalage entre célérité et lenteur n’est pas un cas isolé. Elle rappelle qu’une affaire antérieure avait nécessité plus de neuf mois avant que la CAF ne fournisse les motifs de décisions disciplinaires et fixe la date d’une audience, illustrant selon elle une gestion incohérente des dossiers disciplinaires.

Réaffirmant son attachement aux principes de justice, au respect des délais procéduraux et à l’efficacité des mécanismes de recours, la FECAFOOT assure vouloir défendre la crédibilité de ses membres ainsi que celle de la gouvernance sportive, tant au niveau continental qu’international.

Pour rappel, la CAF avait ouvert une procédure disciplinaire à la suite d’incidents survenus lors du quart de finale de la CAN 2025 entre le Cameroun et le Maroc. À l’issue de l’enquête, Samuel Eto’o a écopé d’une suspension de toute activité officielle pour quatre matchs, assortie d’une amende de 20 000 dollars, sans que les raisons précises de cette décision ne soient rendues publiques.

D’après plusieurs sources médiatiques, cette sanction serait liée à une altercation survenue dans la tribune d’honneur entre Samuel Eto’o et le président de la Fédération mauritanienne de football, Ahmed Ould Yahya, en réaction à la prestation de l’arbitre mauritanien Dahane Beida, qui dirigeait cette rencontre décisive.

Un nouvel épisode qui relance le débat sur la transparence et l’équité del’instance dirigeante du football africain.

Ouenzar Riad.