Dans un entretien accordé à Foot Mercato, Rafik Belghali s’est livré sans détour sur son attachement à la sélection algérienne, son vécu lors de la dernière CAN et ses ambitions à l’approche de la Coupe du monde. Le latéral de l’Hellas Vérone affiche une détermination sans faille et une confiance assumée, y compris face aux plus grandes nations.
Un rêve d’enfant devenu réalité
Fier de porter le maillot des Verts, le joueur de 23 ans n’a jamais hésité quant à son choix international. Formé en Belgique, il assure n’avoir « jamais eu l’intention » de représenter les Diables Rouges: «C’était un rêve depuis petit de jouer pour l’Algérie. Il n’y avait que ça dans ma tête. C’était un choix du cœur.», confie-t-il.
Marqué par la Coupe du monde 2014 et le célèbre coup franc de Riyad Mahrez contre le Nigeria en 2019, Belghali explique que l’engouement populaire autour des Verts a définitivement scellé sa décision. « Même avec la grande Belgique des dernières années, je ne voulais que l’Algérie.»
Une CAN frustrante mais fondatrice
Revenant sur la dernière Coupe d’Afrique disputée au Maroc, l’international algérien reconnaît une immense déception après l’élimination en quart de finale face au Nigeria. Les Verts visaient clairement le sacre.
«Dans notre tête, depuis le début, on s’était dit qu’on peut aller au bout. On était venus pour la gagner.», avoue-t-il. Selon lui, l’expérience et les détails ont fait la différence : «Dans une CAN, si tu es moins bien sur un match, tu sors direct. En quarts, on n’était pas dans un bon jour.» Malgré l’échec, Belghali reste optimiste : «On a fait mieux que lors des deux précédentes CAN. Avec ce groupe, on peut aller loin dans le futur.»
Il n’a d’ailleurs pas manqué de saluer le travail du sélectionneur Vladimir Petkovic: «C’est un très bon coach. Il sait ce qu’on veut et il a une vision claire de notre objectif. Même après deux victoires en poules, il voulait la troisième. Il a confiance en nous.»
«On voulait affronter le Maroc»
Belghali ne cache pas non plus un léger regret : ne pas avoir croisé le Maroc en demi-finale: «On le voulait. J’espère jouer au moins une fois dans ma vie contre le Maroc. J’ai beaucoup d’amis marocains en Belgique, ce serait un match incroyable.» Convaincu des forces de son équipe, il estime que l’Algérie avait les armes pour l’emporter : « C’est un match spécial. Avec notre groupe, je crois qu’on pouvait gagner. »
Invité à choisir entre un sacre continental et un long parcours en Coupe du monde, Belghali ne tergiverse pas : « Honnêtement, je préfère gagner la CAN. Remporter un trophée avec son pays est une fierté immense. Les gens sous-estiment cette compétition, mais elle est très difficile à gagner. Il y a énormément de qualité en Afrique.»
«Aucune peur» face à l’Argentine
À l’approche du Mondial, le défenseur admet ressentir une légère pression, mais écarte toute crainte.
«Il n’y a aucune peur à avoir. On est prêts et on a une belle équipe.» Et si l’Algérie devait affronter l’Argentine d’entrée ? La réponse est claire: « On respecte l’Argentine, ils ont gagné la Coupe du monde. Mais dans le football, tout est possible. Avec les joueurs qu’on a, on peut faire quelque chose. Même contre l’Argentine. » Ambitieux, Belghali conclut avec assurance :
« On y pense, bien sûr. Les équipes africaines sont plus respectées aujourd’hui. Depuis la CAN, on a formé un groupe qui vit bien ensemble. On a les qualités pour aller loin. L’objectif est de faire quelque chose, comme le Maroc. »
Ouenzar Riad.





