À moins de deux semaines du coup d’envoi théorique de la CAN féminine 2026, prévue du 17 mars au 3 avril au Maroc, l’incertitude reste totale. En l’absence de communication officielle de la CAF, les rumeurs d’un report se multiplient tandis que les sélections poursuivent leur préparation.
Face à ce flou, l’Afrique du Sud est sortie du silence par la voix de son ministre des Sports, Gayton McKenzie, qui a vivement critiqué la gestion du dossier.
« La situation autour de la CAN féminine est très préoccupante », a-t-il déclaré, cité par des médias locaux, avant d’adresser un message direct au pays hôte :
« Si le Maroc est prêt à accueillir la CAN féminine après une CAN masculine réussie, qu’il le fasse. S’il ne l’est pas, nous voulons lui dire que nous avons des stades et que nous ne sommes pas un pays moins bien doté en infrastructures. Nous ne nous laisserons jamais prendre en otage par des pays moins bien équipés que nous. »
Le ministre sud-africain a ensuite affirmé la disponibilité de son pays pour organiser la compétition : « Nous n’attendrons personne. Nous ne laisserons pas le football féminin être traité de cette manière. Si le Maroc ne veut pas accueillir le tournoi, l’Afrique du Sud est prête. »
Il a également lié cette situation à la dernière CAN masculine remportée par le Sénégal :
« Est-ce que tout le monde doit souffrir parce que le Sénégal a gagné la CAN masculine ? Si le Sénégal n’avait pas remporté la finale, serions-nous encore dans cette incertitude ? »
Avant de conclure : « Le Maroc doit accepter que le football est un jeu : parfois on gagne, parfois on perd. »
De son côté, la CAF a promis une clarification rapide. Son directeur de la communication, Luxolo September, a annoncé qu’une décision serait rendue publique « dans les prochaines 48 heures ».
M.M





