Après plus de six semaines d’absence, Ismaël Bennacer a enfin retrouvé les terrains ce week-end en Croatie. Si son entrée en jeu a rassuré sur son état physique, elle souligne aussi l'immense défi qui l'attend pour redevenir le pilier des Verts à l’approche du Mondial 2026.
C’est un retour que tout le monde attendait avec une pointe d’anxiété. Samedi soir, lors de la 27ᵉ journée du championnat croate, Ismaël Bennacer a foulé de nouveau la pelouse sous les couleurs du Dinamo Zagreb. Entré à la 75ᵉ minute face au Lokomotiva, le milieu de terrain a mis fin à une période d’inactivité de plus d’un mois et demi, consécutive à une blessure contractée au retour de la CAN.
Pour son retour aux affaires, l’ancien Milanais n’a pas fait les choses à moitié. Fidèle à son tempérament de leader, le joueur de 28 ans a failli faire basculer la rencontre sur une inspiration géniale : une frappe surpuissante déclenchée de loin qui est venue se loger au fond des filets adverses.La célébration fut toutefois de courte durée. Après intervention de la VAR, le but a été annulé pour une position de hors-jeu.
Ce retour à la compétition est le fruit d’un protocole de reprise millimétré. Ces dernières semaines, Bennacer s’était exilé au centre Aspetar, au Qatar, pour travailler sous la supervision conjointe de la FAF et du Dinamo Zagreb. L’enjeu est de taille : retrouver l’intégralité de ses moyens physiques pour convaincre Vladimir Petković de lui confier les clés du milieu de terrain des Fennecs.
Absent de la dernière liste de l’équipe nationale pour les confrontations face au Guatemala et à l’Uruguay, Bennacer sait qu’il part de loin. Le staff technique algérien, soucieux de ne pas précipiter les choses, a privilégié une montée en puissance progressive en club.
Si l'optimisme est de mise après ces quelques minutes disputées en Croatie, une question demeure : Bennacer parviendra-t-il à enchaîner les matchs sans rechute pour retrouver son niveau stratosphérique de 2019 ? Le sprint final du championnat croate sera, à ce titre, un test de vérité crucial.
Ouenzar Riad.




