Alors que tout semblait ficelé pour un stage de préparation en Slovénie du 3 au 14 août, la JSK a finalement décidé de faire machine arrière. La décision a été prise lundi soir lors d'une réunion entre les dirigeants du club, mettant ainsi fin à plusieurs jours de spéculations.
Si officiellement rien n'avait filtré jusque-là, cette issue était déjà dans l'air depuis quelques jours. Le principal obstacle concernait l'organisation des rencontres amicales, un élément jugé indispensable par le staff technique de Karim Belhocine. Faute d'avoir trouvé suffisamment d'adversaires de qualité, les responsables du club ont préféré renoncer à la Slovénie et se tourner vers la Tunisie pour effectuer la seconde phase de leur préparation estivale. Le porte-parole du club, Kamel Yesli, avait d'ailleurs préparé le terrain. Dans une déclaration accordée à Compétition, il avait confirmé que le stage était maintenu "jusqu'à preuve du contraire", tout en reconnaissant que l'annulation restait une possibilité si les conditions sportives n'étaient pas réunies. Ses propos traduisaient parfaitement les hésitations de la direction, qui attendait encore la confirmation des rencontres amicales avant de trancher définitivement.
Un seul match validé, les autres n'ont jamais été confirmés
Le véritable problème n'était ni l'hébergement ni les infrastructures, mais bien le volet sportif. Le stage en Slovénie devait permettre à la JSK de disputer trois rencontres amicales afin de préparer l'équipe avant le début du championnat et des échéances continentales. Or, jusqu'à lundi soir, un seul match avait été définitivement validé. Les deux autres adversaires n'ont jamais confirmé leur disponibilité, ce qui a fortement compromis le programme imaginé par le staff technique. Dans ces conditions, maintenir un déplacement à l'étranger sans pouvoir garantir trois tests de haut niveau n'avait plus beaucoup de sens. Les dirigeants ont donc préféré prendre une décision rapide afin d'éviter de se rendre dans un pays européen sans répondre aux exigences du nouvel entraîneur.
Belhocine tenait énormément aux trois matchs amicaux
Depuis le début de la préparation, Karim Belhocine insiste sur l'importance de cette seconde phase. Après plusieurs semaines consacrées essentiellement au travail physique et athlétique, le technicien souhaitait profiter du stage à l'étranger pour mettre en place ses principes de jeu et évaluer son équipe dans des conditions proches de la compétition. Les trois matchs amicaux devaient lui permettre de tester plusieurs systèmes, d'intégrer progressivement les nouvelles recrues et de créer les automatismes indispensables avant le coup d'envoi officiel de la saison. Pour lui, ces rencontres représentaient le véritable objectif du stage. Sans elles, le déplacement perdait une grande partie de son intérêt.
La Tunisie choisie comme solution de rechange
Face à cette situation, les dirigeants ont rapidement étudié plusieurs alternatives avant de retenir la Tunisie. Une destination plus proche, plus facile à organiser sur le plan logistique et qui accueille traditionnellement plusieurs clubs de la région durant l'intersaison.
Pour la direction, ce choix permettra à la délégation de la JSK de poursuivre sa préparation à l'étranger sans bouleverser complètement son calendrier. Les responsables espèrent désormais finaliser rapidement les derniers détails afin que le groupe puisse partir dans les meilleurs délais.
Trouver des sparring-partners, le nouveau défi
Si la Tunisie constitue aujourd'hui la solution la plus réaliste, tout ne sera pas simple pour autant. Le temps perdu à attendre les confirmations en Slovénie complique sérieusement l'organisation du nouveau stage. À quelques jours seulement du départ prévu, plusieurs équipes ont déjà bouclé leur programme estival et confirmé leurs rencontres amicales. Les dirigeants devront donc redoubler d'efforts pour trouver des adversaires capables d'offrir une opposition de qualité à la JSK. Ce retard pourrait limiter le choix des sparring-partners, alors que Belhocine souhaite absolument affronter des équipes compétitives afin de tirer un maximum d'enseignements avant la reprise officielle.
Un contretemps qui complique la préparation
Même si la JSK a trouvé une solution de repli, ce changement de dernière minute n'est pas sans conséquence. Le staff technique devra adapter son programme en fonction des disponibilités des adversaires et des installations qui seront retenues. L'objectif reste toutefois de permettre au groupe d'arriver prêt pour le début de la saison. Les prochaines heures seront donc déterminantes pour les dirigeants, appelés à finaliser l'organisation du stage tunisien et surtout à offrir à Karim Belhocine les trois matchs amicaux qu'il considère comme indispensables pour peaufiner son équipe avant les premières échéances officielles.
Massinissa Hachour





