The Guardian enquête sur la gouvernance de la CAF

Publié le : 16 Janvier 2026

La décision de la Confédération africaine de football (CAF) d’organiser la Coupe d’Afrique des nations (CAN) tous les quatre ans à partir de 2028 continue de faire polémique. Selon une enquête du média britannique The Guardian, plusieurs présidents de fédérations africaines affirment ne pas avoir été correctement consultés avant l’annonce officielle faite le 20 décembre par le président de la CAF, Patrice Motsepe.

D’après ces responsables, la décision aurait été prise au sein d’un cercle restreint du comité exécutif, sans validation par l’assemblée générale regroupant les 54 fédérations membres, comme l’exigeraient les statuts pour un changement aussi majeur. « La décision était déjà prise, sans véritable discussion », a confié un président de fédération sous couvert d’anonymat au Guardian.

La CAF, de son côté, assure que le comité exécutif a voté à l’unanimité et que les statuts lui donnent compétence pour trancher sur les compétitions. Une interprétation contestée par plusieurs experts juridiques, qui estiment que seule l’assemblée générale pouvait entériner une telle réforme.

Ancien vice-président de la CAF, Constant Omari a mis en garde contre les conséquences de ce changement, soulignant que la CAN biennale constituait une source majeure de revenus et un levier important pour le développement du football africain et des joueurs locaux.

Cette réforme, qui divise profondément les instances africaines, pourrait encore faire l’objet de recours juridiques, alors que la grogne reste vive au sein de plusieurs fédérations du continent.

Riad Ouenzar.