Le Sénégal a fêté son sacre continental de manière triomphale, défiant toutes les pressions venues du Maroc. La Fédération sénégalaise de football a maintenu la cérémonie de célébration prévue au tade de France, samedi soir, à l’occasion du match amical face au Pérou, offrant aux supporters un moment historique avec la présentation du trophée de la Coupe d’Afrique des Nations.
Devant un stade comble, les Lions de la Teranga et leur capitaine Kalidou Koulibaly ont brandi le trophée, marquant ainsi officiellement leur deuxième étoile continentale. Une célébration qui intervient malgré les mises en garde de la partie marocaine, qui contestait la légitimité de ce sacre suite à des décisions antérieures de la commission d’appel de la CAF.
Pour appuyer leur contestation, un collectif d’avocats marocains avait dépêché un huissier au stade de France afin de documenter la cérémonie, menaçant de réclamer ultérieurement des sanctions contre les Sénégalais. De leur côté, les dirigeants sénégalais n’ont pas fléchi et ont saisi le Tribunal arbitral du sport, cherchant à faire annuler toute décision contestataire de la CAF.
En conférence de presse vendredi, le sélectionneur Pape Thiaw a rappelé avec fierté : « Nous sommes les champions d’Afrique, c’est clair dans nos esprits. Les compétitions se jouent sur le terrain. » Un message clair à tous ceux qui doutaient encore : sur le terrain et devant leurs supporters, le Sénégal est bel et bien le roi d’Afrique.
En attendant le verdict final du TAS, le Sénégal a envoyé un signal de souveraineté sportive au monde entier : le trophée est à Dakar, et les Lions n'ont aucune intention de s'en séparer sans avoir épuisé tous les recours.
Ouenzar Riad.





