Suspendu un an par la FIFA, Belaïli lance la bataille juridique

Publié le : 7 Mars 2026

L’international algérien Youcef Belaïli s’apprête à franchir une étape déterminante dans l’affaire qui l’oppose à FIFA. Suspendu pour une durée de douze mois par l’instance mondiale du football pour une affaire liée à un document contesté, le joueur prépare désormais sa riposte juridique afin de contester cette sanction.

Selon les informations révélées par l’avocat tunisien Ali Abbas, qui a déjà assuré la défense du joueur dans plusieurs dossiers, Belaïli a récemment reçu une notification officielle de la sanction. Toutefois, la correspondance adressée par la FIFA ne préciserait pas de manière détaillée les motifs exacts de la décision ni les circonstances complètes de l’affaire.

Face à cette situation, l’ancien joueur de MC Alger devrait, par l’intermédiaire de son équipe juridique, engager une procédure d’appel dans un délai maximum de dix jours. La date du 15 mars constitue une échéance cruciale : en l’absence de recours déposé avant cette date, la décision deviendra définitive et ne pourra plus être contestée.

Pour la défense, cette première étape sera déterminante. L’objectif sera de démontrer que Belaïli n’a jamais signé le document au cœur du litige et qu’il n’a pris part à aucune tentative de falsification. Si cette thèse est établie, elle pourrait ouvrir la voie à une révision, voire à une annulation de la sanction prononcée à son encontre.

L’origine de l’affaire remonte à la période durant laquelle l’ailier algérien évoluait sous les couleurs du club corse AC Ajaccio, entre décembre 2022 et septembre 2023. En septembre dernier, la direction du club français avait adressé une correspondance officielle à la FIFA pour accuser le joueur d’avoir présenté un document falsifié à la Commission de résolution des litiges de l’instance internationale. Selon la version du club, le document en question comportait deux signatures attribuées à un responsable d’Ajaccio et à un représentant du club saoudien AlAhli. Ce document évoquait un accord entre les deux formations prévoyant le versement de 380 000 euros au club français.

La direction d’Ajaccio a toutefois fermement contesté l’authenticité de ce document, affirmant que la signature attribuée à l’un de ses dirigeants était falsifiée. Le responsable de l’équipe première, Alain Caldarella, a même déposé une plainte pénale, assurant n’avoir jamais signé un tel document.

Ces développements interviennent alors que Belaïli traverse une période délicate sur le plan sportif. Le joueur est actuellement en convalescence après une rupture des ligaments croisés, une blessure sérieuse qui l’a récemment éloigné des terrains et qui complique encore davantage une situation déjà tendue.

Ouenzar Riad.