La situation devient préoccupante pour l’Hellas Vérone. Englué à la dernière place de Serie A après 26 journées, le club italien paie cher une saison marquée par les blessures. Parmi les absences les plus lourdes de conséquences figure celle de l’international algérien Rafik Belghali, dont l’impact sur l’équilibre de l’équipe ne fait désormais plus débat.
Un vide difficile à combler
Arrivé avec ambition, Belghali s’était rapidement imposé lors de la phase aller grâce à sa régularité et son apport technique. Sa progression constante avait même attiré l’attention des observateurs du championnat italien. Mais son départ pour disputer la Coupe d'Afrique des Nations avec l’Équipe d'Algérie de football a marqué un tournant.
Blessé durant la compétition continentale, le joueur de 23 ans est revenu diminué. Malgré un retour encourageant face à Parme il y a quelques jours, il a été victime d’une rechute à la cheville, le contraignant à un nouvel arrêt. Un coup dur supplémentaire pour un effectif déjà décimé.
Sogliano reconnaît l’impact
Présent en conférence de presse, le directeur sportif Sean Sogliano n’a pas éludé la question. Il a admis que l’accumulation des blessures avait compliqué la gestion sportive et pesé lourdement sur les résultats: «L’absence de Belghali nous a causé davantage de problèmes. Il s’est blessé lors de la Coupe d’Afrique, et il est revenu avec une blessure à la cheville. Nous avons tenté de le soigner, mais son état a rechuté », a-t-il expliqué.
Des propos qui illustrent l’importance prise par l’international algérien dans le dispositif véronais en l’espace de quelques mois seulement.
Une valeur en hausse malgré la crise
Paradoxalement, malgré la saison difficile du club, la cote de Belghali continue de grimper. Auteur d’une première moitié de saison convaincante, il voit sa valeur marchande atteindre les 7 millions d’euros selon les estimations de Transfermarkt.
Ses performances n’ont pas échappé aux cadors italiens. La Juventus, l’Inter Milan et l’AS Roma auraient supervisé le joueur ces derniers mois. À ce rythme, un départ vers une formation plus ambitieuse semble envisageable à l’issue de la saison.
En attendant, Vérone devra trouver des solutions sans l’un de ses éléments les plus prometteurs. Et dans une lutte pour le maintien qui s’annonce tendue, chaque absence compte.
Ouenzar Riad.





