À l'approche des qualifications pour la CAN 2027, la publication de la prochaine liste des Verts, attendue ce mercredi, constituera le premier acte officiel du nouveau tandem technique constitué de Brahim Hemdani et Anthar Yahia.
Deux têtes vont sauter. Cette première convocation est très attendue, car elle doit dévoiler les contours du nouveau projet sportif et acter une volonté de changement de paradigme. Les retraites internationales de cadres historiques, tels que Riyad Mahrez et Aïssa Mandi, rebattent de fait les cartes et obligent la nouvelle direction technique de l’EN à repenser l'effectif en profondeur.
Le chantier prioritaire : la remise à plat du milieu de terrain
Le défi immédiat pour le staff est avant tout tactique, avec une urgence particulière dans l'entrejeu. Depuis les prestations abouties d'Ismaël Bennacer lors de la CAN 2019, l'équipe nationale peine à retrouver des certitudes et de la stabilité dans ce secteur clé. Pour reconstruire ce milieu de terrain, de nouveaux choix s'imposent, et ils s'annoncent radicaux. Selon les dernières indiscrétions, Ramiz Zerrouki et Houssem Aouar ne devraient pas figurer dans cette première liste. La mise à l'écart de ces deux éléments, régulièrement utilisés lors des dernières campagnes, confirme que le chantier est profond et que le staff n'hésitera pas à bousculer l’ordre établi. Pour compenser ces absences et insuffler une nouvelle dynamique, des joueurs laissés de côté par le précédent sélectionneur, Vladimir Petković, pourraient faire leur retour. Les profils Yassine Titraoui (RC Lens) t Himad Abdelli (OM) s'inscrivent précisément dans cette logique de refonte. Leur réintégration dans le onze national soulignerait une volonté de miser sur des milieux de terrain aux qualités techniques différentes, marquant ainsi une rupture nette avec la gestion précédente.
Des doutes supplémentaires sur la structure défensive
Outre le milieu de terrain, l'organisation défensive constitue un autre point d'inquiétude majeur à l'aube de ce nouveau cycle. Si la retraite d'Aïssa Mandi impose déjà de rebâtir la charnière centrale, le flanc gauche cristallise des doutes supplémentaires quant à la solidité de l'arrière-garde. Ramy Bensebaïni, freiné par une blessure contractée lors de la Supercoupe d'Allemagne, affiche un manque de forme préoccupant en ce début de saison. À cette incertitude physique s'ajoute la situation de Rayan Aït-Nouri. En déficit de volume de jeu avec son club, le joueur voit son apport défensif directement remis en cause. Son entraîneur, Enzo Maresca, a récemment fait des aveux qui interrogent sur le positionnement du joueur, déclarant de manière transparente : « C'est plus un ailier qu'un arrière gauche. » Ces deux paramètres, combinés au remaniement forcé de l'axe, fragilisent considérablement la structure défensive algérienne et obligent le duo Hemdani-Yahia à trouver rapidement des palliatifs pour garantir l'équilibre de l'équipe.
L'aile droite : une nouvelle donne avec Belloumi
Ce besoin de renouvellement s'observe également sur le plan offensif. En Premier League, le bon début de saison de Mohamed Belloumi vient remettre en question les hiérarchies sur l'aile droite. Dans un couloir désormais orphelin de Mahrez, Anis Hadj Moussa, souvent appelé à prendre la relève, n'a en réalité jamais eu l'opportunité de s'imposer comme un titulaire indiscutable. L'adaptation rapide de Belloumi au haut niveau offre au duo Yahia-Hemdani une option sérieuse pour apporter de la percussion et relancer une concurrence légitime à ce poste. Les choix de cette liste donneront la véritable direction de ce nouveau cycle. Il s'agira de voir si ces premières décisions matérialisent le changement de cap nécessaire pour relancer la machine algérienne.
K. S.




