Avant d’affronter le Burundi ce mardi, le staff technique national doit résoudre pas mal de problèmes. Parmi les cas les plus urgents, il y a celui de Mohamed Amine Amoura, sorti vendredi avec les larmes. Alors qu’il traverse une terrible crise de confiance devant le but.
Bien qu’il soit très percutant, il cumule désormais 11 matchs consécutifs sans marquer avec les Verts (sa dernière réalisation remontant à novembre 2025), d’où la nécessité de le soutenir dans ce moment difficile qu’il traverse actuellement. D’ailleurs Brahim Hemdani avait dès la fin du match désamorcé publiquement cet incident pour protéger le néo-attaquant de l’OGC Nice. Dans son intervention en conférence de presse, le sélectionneur national a publiquement valorisé l’apport de Mohamed Amine Amoura dans son équipe et a justifié les larmes pour son esprit de compétiteur : « Il n’y a pas eu de mécontentement, un joueur a le droit de ne pas être satisfait de ne pas avoir marqué un but. En tout cas, moi je suis satisfait de sa prestation. » Justifie-t-il l’attitude de son attaquant ? En clair, plutôt que de l’accabler, Brahim Hemdani s’efforce de gérer l’ego et l’émotivité en interne et prend en compte la préparation tronquée et la reprise tardive en club pour alléger ce qui pèse sur son attaquant.
Le soutien de ses coéquipiers
D’après les informations qui circulent, le staff technique n’entend pas le reléguer sur le banc pour les deux matchs qui restent durant cette trêve internationale (Burundi, et le Niger en amical le 6 octobre). Bien au contraire, il compte sur lui pour ces deux prochaines échéances à court terme afin de lui permettre de débloquer son compteur et de chasser ses doutes. Très estimé par le vestiaire, Amoura bénéficie également du soutien total de ses coéquipiers. Vendredi, dès le coup de sifflet final, alors qu’il éclatait en sanglots sur la pelouse, plusieurs joueurs de la sélection se sont immédiatement rassemblés autour de lui pour le réconforter et valoriser son importance cruciale dans la victoire collective. Le public de Hocine-Aït-Ahmed l’a chaleureusement ovationné, alors que quelques minutes avant, une partie du public réclamait sa sortie et la rentrée à sa place d’Adel Boulbina. En constatant son désarroi à la fin de la rencontre, ce même public fit son mea-culpa en lui témoignant son soutien indéfectible.
Les raisons d’une perturbation psychologique
Il faut préciser que ce blocage psychologique est une combinaison de pression sportive et d’un été éprouvant en coulisses : Le positionnement de Mohamed Amine Amoura sur le couloir gauche a toujours fait l’objet d’un débat en équipe nationale. Obligé de fournir d’immenses efforts défensifs et de percussion sur l’aile, il arrive souvent à bout de souffle dans la zone de vérité. Ses meilleures performances en club l’ont souvent vu briller dans un système à deux attaquants axiaux, où sa vitesse punit l’axe central adverse. L’autre raison qui le perturbe dans sa tête est son non-transfert au Benfica Lisbonne cet été. Des négociations très avancées ont eu lieu avec le grand club portugais, club auquel il accordait sa priorité absolue pour disputer la Ligue des champions. Cependant, les exigences financières de Wolfsburg et des retournements de situation ont fait capoter le deal au dernier moment. Il a finalement signé à l’OGCN au dernier moment pour un prêt d’une saison. Ce feuilleton a perturbé sa préparation physique et mentale de pré-saison. En conclusion, son compteur buts bloqué à zéro en sélection depuis des mois, associé à la fatigue émotionnelle de son transfert tardif, qui a provoqué son craquage psychologique vendredi dernier.
M. S.





