Depuis l’installation de Brahim Hemdani et de son staff, l’équipe nationale doit gérer une pression qui dépasse largement le terrain. Les critiques se multiplient, les réseaux sociaux s’en mêlent et chaque incident devient rapidement matière à polémique.
Mais derrière ces critiques, les motivations ne sont pas forcément les mêmes. Certains expriment de véritables interrogations, d’autres défendent des positions particulières, tandis que les réseaux sociaux amplifient parfois les moindres incidents.
L’inexpérience comme premier argument
Le premier facteur est connu : le nouveau staff n’est pas arrivé avec une expérience particulièrement importante au plus haut niveau. Cela a naturellement alimenté les interrogations sur sa capacité à gérer une sélection comme l’Algérie. Ces réserves peuvent être considérées comme légitimes dans le débat sportif. La véritable question reste toutefois de savoir si Hemdani et son équipe parviendront à faire adhérer le groupe à leurs méthodes. Après la Zambie, le staff avait marqué des points. La victoire 3-1 à Tizi Ouzou, avec notamment une prestation convaincante d’Ibrahim Maza, avait constitué un début encourageant pour le nouveau sélectionneur. Puis les discussions autour de certains joueurs et de la gestion du groupe ont pris de l’ampleur. Le nul obtenu au Burundi (2-2), après avoir été mené par deux buts, a ensuite relancé les critiques. Hemdani a lui-même reconnu que les deux buts encaissés étaient évitables, tout en soulignant la capacité de son équipe à revenir dans la partie.
Les comparaisons et les débats autour des joueurs
Comme après chaque changement de sélectionneur, les comparaisons avec les staffs précédents sont inévitables. Certains supporters restent attachés aux méthodes de leurs prédécesseurs et analysent les décisions du nouveau staff à travers ce prisme. Les choix concernant les joueurs constituent également une source de débats. Chaque titularisation, mise à l’écart ou changement de statut peut rapidement provoquer des réactions, notamment sur les réseaux sociaux. L’épisode Bensebaïni en est une illustration récente. Une rumeur faisant état d’un différend entre le capitaine des Verts et Hemdani s’est propagée après le match face au Burundi. Les éléments disponibles ne confirmaient toutefois pas cette version : Bensebaïni était toujours présent au CTN de Sidi Moussa et a lui-même contribué à démentir la rumeur.
La machine des réseaux sociaux
Un autre phénomène complique davantage la situation : la vitesse avec laquelle les rumeurs circulent sur les réseaux sociaux. Une information non vérifiée peut être reprise en quelques minutes par plusieurs comptes avant même qu’une clarification officielle n’intervienne. L’épisode Bensebaïni montre précisément ce mécanisme. Une rumeur publiée sur les réseaux sociaux a rapidement été reprise et commentée, avant que des images du joueur présent au CTN ne viennent apporter un élément concret contredisant l’idée d’un départ du rassemblement. Dans ce contexte, la moindre tension sportive peut prendre des proportions importantes. Les résultats, les choix du sélectionneur et les réactions des joueurs sont désormais scrutés en permanence, ce qui rend la communication autour de l’équipe nationale particulièrement sensible.
Encore debout
Malgré les critiques et les interrogations, le nouveau staff a disputé ses deux premières rencontres officielles avec l’EN. Après la victoire contre la Zambie, les Verts ont obtenu un nul au Burundi en remontant un déficit de deux buts. Le début de mandat n’est donc pas exempt de difficultés. Hemdani et son équipe doivent composer avec les attentes élevées autour de la sélection, les débats concernant leurs choix et la rapidité de propagation des informations sur les réseaux sociaux. Pour un nouveau staff, la priorité reste désormais de construire son projet sportif, de maintenir la cohésion du groupe et d’apporter des réponses sur le terrain. Après seulement deux matches, le bilan sportif demeure forcément partiel. Les prochaines échéances permettront d’en savoir davantage sur les choix du sélectionneur et sur la capacité de son équipe à installer une nouvelle dynamique.
S. M. A.





