La soirée du sacre d’Al-Sadd en finale de la Supercoupe qatari-émiratie a viré au cauchemar pour Youcef Atal. Le latéral droit algérien a contracté une grave blessure lors de la rencontre disputée samedi soir face à Shabab Al-Ahli, remportée par son équipe sur le score de 3 à 2 au stade Jassim-Ben-Hamad.
Cette victoire historique pour le club qatari a été ternie par la sortie prématurée d’Atal, touché sérieusement sans le moindre contact et contraint de quitter le terrain entre les deux mi-temps. Selon des sources confirmées, Youcef Atal souffre d’une rupture complète du tendon d’Achille. Une pathologie lourde, relativement rare dans le football de haut niveau, mais dont les conséquences sont particulièrement redoutées par les sportifs professionnels. Cette blessure met quasiment un terme à la saison du joueur et compromet très sérieusement sa participation à la Coupe du monde 2026, prévue aux États-Unis, au Canada et au Mexique.
6 mois au moins
L’inquiétude autour de l’état de santé d’Atal a rapidement pris le dessus dans les médias qataris. Évacué vers l’hôpital dès la pause, l’international algérien a subi une série d’examens qui ont confirmé le diagnostic redouté. Les spécialistes estiment que la durée minimale d’indisponibilité pour une telle blessure est d’au moins six mois, notamment en cas d’intervention chirurgicale, laquelle consiste à suturer les extrémités du tendon rompu. La récupération est longue, exigeante et passe obligatoirement par une rééducation approfondie afin de retrouver mobilité, puissance et stabilité, tout en limitant les risques de rechute.
Intervention chirurgicale
Le tendon d’Achille, pourtant considéré comme l’un des plus robustes du corps humain, présente une certaine fragilité, notamment chez les sportifs dont l’âge se rapproche de la quarantaine. Si Youcef Atal est encore loin de cette tranche d’âge, l’intensité des efforts répétés, les changements d’appuis explosifs et l’historique médical du joueur peuvent expliquer cette blessure grave. Le football algérien a déjà connu ce type de coup dur, le cas le plus emblématique restant celui de l’ancien milieu de terrain international Bilel Dziri, victime d’une rupture du tendon d’Achille au début des années 2000 lors d’un match face au Sénégal, une blessure qui n’avait fort heureusement pas pesé lourdement sur la suite de sa carrière.
Succession de blessures
Pour Atal, ce nouveau coup du sort s’inscrit dans une trajectoire marquée par une succession de pépins physiques. Depuis sa grave blessure à l’arrière de la cuisse lors de la saison 2018-2019 avec l’OGC Nice, le défenseur algérien n’a cessé d’alterner périodes de retour et rechutes, entre blessure à la clavicule, problèmes complexes au genou et soucis musculaires récurrents lors des saisons 2020-2021 et 2021-2022. Une fragilité qui lui a coûté le qualificatif de «joueur en verre» dans certains cercles médiatiques. Cette blessure intervient au pire moment pour l’international algérien, déjà durement touché sur le plan sportif lors de la dernière Coupe d’Afrique des nations 2025 au Maroc.
Atal avait perdu sa place dans le onze de départ et n’avait disputé que 45 minutes lors du dernier match de la phase de groupes face à la Guinée équatoriale. Ironie du sort, le joueur venait tout juste d’opérer un retour progressif au premier plan après avoir été relancé en coupe arabe FIFA 2025 au Qatar, une compétition qui avait servi de rampe de réintégration et ravivé l’espoir de le revoir durablement compétitif sous le maillot national. Ce nouveau coup brutal remet aujourd’hui tout en question et le met quasiment out à l’approche d’un rendez-vous mondial qui semblait encore, il y a peu, à sa portée.
Mohamed Amokrane Smail




