Le bilan des trois matchs de l’EN sous la direction de Brahim Hemdani (face à la Zambie, le Burundi et le Niger) sur le plan comptable est positif mais suscite de vifs débats sur le contenu. L’EN reste invaincue lors de ce rassemblement, concluant cette série par une victoire sur le Niger 2-1.
Outre cette petite série d’invincibilité qui valide l’efficacité comptable immédiate du nouveau sélectionneur national, l’intégration de jeunes joueurs comme Belloumi ou Bourabaa, qui a honoré sa première sélection ce mardi, sont autant de points positifs qui ont marqué les débuts de Brahim Hemdani à la tête du staff technique national. Le fait que l’équipe gagne et ne perde pas, la transition est réussie, trouve-t-on.
Face à un procès d’intention
Malgré qu’il n’ait perdu aucun match, Brahim Hemdani fait face à des critiques, des rumeurs et des procès d’intention depuis sa nomination le 5 septembre au poste de sélectionneur national. Avant même qu’il n’entame sa mission, il a été interpellé par certains observateurs et confrères concernant son passé de joueur, le fait qu’il ait accepté de venir jouer avec la sélection nationale qu’à l’âge de 30 ans. Sa première liste avait suscité des débats enflammés sur les réseaux sociaux, notamment suite à ses choix (il a écarté pas moins de 7 mondialistes). Vint ensuite l’affaire Rayan Aït-Nouri, après le coup de sang du défenseur de Manchester City au banc lors du match Algérie-Zambie 3-1. Un incident qui mènera à l’exclusion du joueur. Hemdani a été ferme sur cette affaire malgré les critiques dont il a fait l’objet suite à cette mesure disciplinaire où il voulait préserver son autorité sur le groupe.
Le lendemain du match contre le Burundi (2-2), une fausse rumeur propagée sur les réseaux sociaux faisait état d’un accrochage verbal avec Ramy Bensebaïni dans le vestiaire après le match. Une rumeur vite démentie par l’entourage de la sélection et plusieurs sources de la Fédération algérienne de football (FAF), ainsi qu’une photo publiée sur Instagram montrant le défenseur du Borussia Dortmund à l’entraînement aux côtés d’Ibrahim Maza, qui a enterré définitivement la rumeur, confirmant la présence de Ramy pour le dernier match du rassemblement et la bonne ambiance dans le groupe. Avec un début sous pression et des copies rendues jugées difficiles, notamment face au Burundi où l’EN fut bousculée en début de match en encaissant deux buts au bout de 12 minutes de jeu (résultat final 2-2). Du coup on a transformé les premières prestations sur le terrain en un réquisitoire global contre sa méthode avant même d’avoir pu installer sa vision sur la durée. Face à ses pressions, Brahim Hemdani a prévenu qu’il n’a pas de réseaux sociaux, façon de faire passer le message qu’il se focalise sur son travail sur le terrain et qu’il assumait ses choix en refusant de céder aux polémiques médiatiques.
Soutenu par le vestiaire
Alors que Brahim Hemdani, en dépit d’une petite série d’invincibilité sur le banc de l’EN, se retrouve sous pression, malgré ses tentatives de déstabilisation en diffusant notamment de fausses informations, le groupe affiche une solidarité évidente avec son coach. Une solidarité illustrée par la déclaration en zone mixte de Soheib Nair après le match contre le Niger. « Le coach vient d’arriver, il faut lui aussi un peu de temps pour mettre son plan de jeu en place, ce n’est pas en quinze jours qu’on apprend à jouer. On travaille bien donc ça va aller mieux », a déclaré le néo-capé de l’EN Soheib Naïr. Le défenseur de l’AS Saint-Étienne, qui a fêté sa première titularisation contre le Niger, recommande un peu de temps pour juger avec précision l’apport de Hemdani à la tête du staff technique national.
M.S.





