ESS : Sedki en sursis avant le CSC

Publié le : 13 Septembre 2026 Par : Fares R.

À peine la saison entamée, l’Entente de Sétif s’est déjà engouffrée dans l’impasse. Défaits à l’issue du premier match à domicile face à l’ESBA (0-1), les partenaires de Hadi Al-Hourani ont enchaîné, vendredi, avec un second échec sur le même score d’un but à zéro, cette fois contre le CRB, au stade du 5-Juillet-1962. 

 

C’est vrai qu’il y avait un goût d’inachevé au terme de cette rencontre, où il y avait un bon coup à jouer pour repartir à la maison avec au moins le point du match nul. Toutefois, ce qui a fait le plus mal dans cet échec, ce sont bel et bien les mauvais choix du coach Sedki Hamada, qui a une nouvelle fois provoqué l’ire des supporters. Ces derniers sont désormais unanimes à affirmer qu’il n’a plus sa place à la tête de leur équipe, tant il a montré ses limites dans la gestion d’un groupe capable de faire beaucoup mieux, notamment au regard de la prestation fournie face à l’une des meilleures équipes du championnat, particulièrement en seconde mi-temps. Quelque part, tout le monde du côté d’Aïn El-Fouara avait senti qu’il y avait de la place pour aller surprendre les Belouizdadis.

 

Hélas, le technicien égyptien avait un autre regard sur les débats, préférant jouer la prudence, ce qui a mené au scénario auquel on a assisté. Pire encore, au lieu de calmer les esprits, il est allé d’une déclaration qui a irrité les supporters et, plus particulièrement, les dirigeants, en affirmant qu’il n’était pas responsable de la venue des joueurs qu’il avait entre les mains. Une manière pour lui de se défendre, mais, en réalité, il n’a fait que compliquer les choses, puisque, dès le lendemain, samedi, les rumeurs ont commencé à fuser de partout, notamment via les différentes plateformes, au sujet de son avenir.Certaines sources ont indiqué à ce titre que le coach Sedki et ses assistants avaient été limogés par la direction du club juste après la fin du match, alors que d’autres nouvelles, ébruitées ici et là, ont fait état de contacts entrepris avec des techniciens locaux et étrangers susceptibles de venir lui succéder. Des informations qui n’ont été ni confirmées ni infirmées par l’administration sétifienne.

 

Ce n’est qu’à la fin de la journée qu’on a appris, selon une source bien informée, que les dirigeants du club avaient accordé un sursis à l’ancien mentor de Semouha, c’est-à-dire une dernière chance de tenter de redresser la barre et de renouer avec les bons résultats. Et, coïncidence pour le moins surprenante, le coach Sedki aura au menu une confrontation, et non des moindres, à savoir le derby de l’Est face au CSC. Il faut savoir, en effet, que la saison dernière, presque à la même époque, les Ententistes, alors dirigés par le technicien allemand Antoine Hey, et qui avaient pourtant fait mieux en engrangeant deux points lors des deux premiers matches, contrairement à cet exercice où ils comptent zéro unité, étaient également soumis à une grosse pression. Joueurs et staff technique savaient alors que le moindre faux pas allait avoir de lourdes conséquences.

 

Un remake de la saison précédente

 

Heureusement, les Zerrouki, auteur d’un doublé ce jour-là, n’avaient pas déçu et avaient pu signer leur premier succès de la saison après quatre journées. Cependant, cela n’avait pas suffi au mentor allemand, qui fut limogé à l’issue du match suivant, c’est-à-dire celui contre le MBR, à Ouargla, où les Noir et Blanc avaient concédé un humiliant revers de trois buts à zéro face à une équipe qui venait à peine de faire ses premiers pas dans le championnat d’élite. C’était juste pour rappeler cette coïncidence, mais la réalité est tout autre cette saison, où l’on nourrissait beaucoup d’espoirs sur ce groupe renouvelé à plus de 80 %, avec la venue de quelques bons éléments. Ce qui est sûr, de toute manière, c’est que, samedi à partir de 19 h, au stade du 8-Mai-1945 de Sétif, le coach Sedki jouera sa tête : soit il aura peut-être un peu plus de temps à passer du côté d’Aïn El-Fouara, soit il devra faire ses bagages et rejoindre son pays.

F. R.