Depuis l'élimination précoce de la JS Kabylie en coupe d'Algérie devant l'USM El Harrach, des voix commençaient à s'élever un peu partout pour réclamer le départ de l'entraîneur.
Les supporters sont divisés par rapport au maintien ou pas de Zinnbauer puisque certains estiment qu'il faut un changement à la tête du staff technique pour provoquer le déclic tant attendu, alors que d'autres estiment que le départ du coach allemand en cette période ne ferait qu'enfoncer l'équipe dans la crise. Ils rappellent que celui-ci n'avait pas cessé de réclamer des renforts de haut niveau, mais l'ancien président Ould-Ali avait attendu les derniers jours du mercato hivernal pour recruter à cause du blocage des comptes bancaires du club.
La responsabilité du fiasco de cette saison est partagée, car il y a eu des failles à tous les niveaux. Ça ne servira à rien de tenter de faire porter le chapeau à l'entraîneur, alors que si la direction avait fait un effort sur le plan financier pour recruter les meilleurs joueurs sur le marché, les résultats de l'équipe seraient meilleurs. L'entraîneur Zinnbauer est toujours en poste et même si le nouveau président Adel Boudedja n'a pas voulu s'étaler au sujet de son entraîneur en affirmant au cours de la conférence de presse animée mercredi dernier que jusqu'à preuve du contraire le coach est toujours en poste.
Beaucoup a été dit sur Zinnbauer ces dernières semaines, mais une source digne de foi nous a confié que les choses ne sont pas aussi simples comme certains le pensent. On croit savoir que dans le contrat liant Zinnbauer à la JSK, il est stipulé noir sur blanc que dans le cas où la direction décide de le limoger, elle devra lui verser 500 000 euros comme frais d'indemnité pour rupture de contrat d'une manière unilatérale.
Même lui ne peut pas résilier son contrat d'une manière unilatérale puisque si jamais il décide de démissionner sur un coup de tête, il sera obligé de payer 500 000 euros à sa direction. Ainsi, ni l'entraîneur ni les dirigeants ne peuvent procéder à la résiliation du contrat sans prendre le risque de payer de grosses indemnités. Le président Adel Boudedja a tenu une réunion de travail avec son entraîneur juste après le retour de l'équipe de Zanzibar où elle avait disputé le dernier match de la phase de poules de la Ligue des champions face aux Young Africans, mais il lui avait juste demandé de trouver les solutions afin d'améliorer les résultats de l'équipe.
L'intérêt de l'équipe
Alors que certains font tout pour faire porter le chapeau à l'entraîneur sous prétexte qu'il a failli dans sa mission, ils sont nombreux à dire que ce n'est pas le moment de changer d'entraîneur en arguant que le départ de Zinnbauer ne fera qu'aggraver les choses. Ils ajoutent que du moment que l'équipe se crée une multitude d'occasions à chaque match, ce n'est pas donc la faute de l'entraîneur.
La plupart des supporters reconnaissent que si les attaquants recrutés à coup de centaines de millions de centimes avaient fait preuve d'un peu d'efficacité, la JSK aurait décroché aisément le billet qualificatif pour les 1/4 de finale de la Ligue des champions et elle aurait réalisé de meilleurs résultats en championnat. Mahious a, à lui seul, raté l'immanquable face à l'AS FAR, Al Ahly et même face à l'ES Mostaganem. Zinnbauer a une part de responsabilité dans le parcours catastrophique enregistré par l'équipe, mais il ne doit pas servir de bouc émissaire pour justifier les échecs des autres y compris de la direction qui n'avait rien fait pour protéger le groupe.
Une chose est sûre, l'équipe a besoin de sérénité pour espérer au moins limiter les dégâts en assurant une place qualificative pour une compétition continentale la saison prochaine. Avec le nul concédé devant l'ES Mostaganem, les supporters commencent à douter des capacités de leur équipe à jouer le podium. Le match face au MCA sera déterminant pour la suite du parcours et il faudra que les dirigeants, l'entraîneur et les joueurs tirent dans le même sens pour renouer avec la victoire.
N. B.





