La page Abdelhak Benchikha est désormais définitivement tournée à l’USM Alger. Arrivé avec la lourde mission de remettre le club sur les rails, il quitte le club. Pourtant, son bilan plaide en sa faveur, avec une place sur le podium du championnat, une première place au groupe A de la phase de poules de la Coupe de la CAF et toujours en course en Coupe d’Algérie avec une qualification pour les quarts de finale.
Hélas, le désormais ex-coach usmiste a été la cible d’un harcèlement jugé impitoyable, notamment avant, pendant et après le dernier match face au Djoliba. Les critiques virulentes, les insultes et la pression constante exercée par une frange des supporters l’ont incité à rendre le tablier. Le départ de Benchikha ouvre désormais un nouveau chapitre, tout aussi sensible, pour les dirigeants usmistes : celui de la succession.
Le choix du prochain entraîneur s’annonce crucial. Le directeur général sportif, Saïd Allik, se retrouve face à une responsabilité majeure, celle d’éviter une erreur de casting qui pourrait compromettre les ambitions du club sur les différentes compétitions. L’USMA vise clairement des titres, aussi bien sur le plan national que continental, et ne peut se permettre une transition mal maîtrisée, comme ce fut le cas la saison écoulée après le limogeage de Nabil Maâloul.
Un CV éloquent
Jusqu’à hier soir, aucun nom officiel n’a filtré de la maison usmiste, signe d’une discrétion voulue par la direction. Toutefois, selon plusieurs indiscrétions, Saïd Allik serait tenté par la piste étrangère afin d’apporter une nouvelle dynamique au groupe. Dans ce registre, un profil semble se détacher nettement : celui de Nasreddine Nabi.
Le technicien tunisien de 60 ans jouit d’une solide réputation sur le continent africain et figure aujourd’hui parmi les entraîneurs les plus respectés à ce niveau. Il faut dire que Nabi dispose d’une riche expérience, ayant notamment dirigé des clubs de renom tels que Young Africans en Tanzanie, l’AS FAR de Rabat au Maroc et plus récemment les Kaizer Chiefs en Afrique du Sud. Son départ du club sud-africain était pour des raisons purement familiales, ce qui laisse planer le doute quant à sa disponibilité immédiate pour un nouveau projet.
Reste désormais à savoir si Nasreddine Nabi est en mesure d’exercer de nouveau, étant donné qu’il a récemment décliné une offre de la Fédération tunisienne de football pour diriger les Aigles de Carthage en succession à son compatriote Hatem Trabelsi. Une chose est sûre : à l’heure actuelle, on peut dire que c’est le profil le plus intéressant. Les prochains jours s’annoncent décisifs pour le club de Soustara, appelé à faire un choix déterminant pour la suite de sa saison.
A.S.





