Au lendemain de la lourde défaite concédée vendredi dernier face au Ghali de Mascara, et surtout des graves incidents survenus lors du retour de la délégation nahdiste vers Alger, dans les environs de Birtouta, la situation au sein de la maison du Nasria demeure particulièrement préoccupante.
La menace brandie par les joueurs et le staff technique de ne plus remettre les pieds au club semble désormais prendre une tournure beaucoup plus sérieuse. Malgré les tentatives de la direction pour calmer les esprits et éviter une implosion du groupe, les premiers signes de rupture commencent à se multiplier, laissant planer de sérieuses incertitudes sur l'avenir immédiat de l'équipe.
Il refuse de revenir
Consciente de l'urgence de la situation, la direction nahdiste a tenté de renouer le dialogue avec les principaux concernés. Le président Athmane Sahbane aurait ainsi pris attache, hier, avec Abdelkader Yaïche, dans l'espoir de convaincre le technicien de revenir sur sa décision et de reprendre les commandes de l'équipe. Mais la réponse de l'entraîneur aurait été sans équivoque. Yaïche aurait clairement fait savoir à son interlocuteur qu'il ne comptait plus revenir sur le banc du Nasria, invitant ainsi la direction à se mettre à la recherche d'un nouvel entraîneur pour lui succéder. Un refus qui constitue un sérieux coup dur pour les dirigeants, lesquels doivent désormais gérer simultanément la succession du coach et une situation sportive particulièrement délicate.
Plusieurs joueurs prêts à quitter le navire
Du côté de l'effectif, les choses ne semblent guère plus rassurantes. Profondément choqués par ce qu'ils ont vécu dans la soirée de vendredi à samedi, plusieurs joueurs seraient toujours déterminés à ne pas reprendre le chemin des entraînements, du moins dans l'immédiat. Certains auraient même décidé de manifester leur mécontentement d'une manière assez significative, en quittant le groupe WhatsApp de l'équipe, utilisé pour les échanges entre les joueurs, le staff technique et la direction. Ils seraient ainsi quatre éléments à avoir quitté ce groupe de communication, un geste qui traduit l'ampleur du malaise et la difficulté de rétablir le dialogue après les événements survenus à Birtouta.
Un trio pour assurer l'intérim
Face à cette situation, les dirigeants tentent tant bien que mal de sauver ce qui peut encore l'être. Alors qu'une reprise des entraînements était initialement envisagée pour aujourd'hui, celle-ci devrait finalement être reportée à demain, probablement au stade du 20-Août-1955 de Ruisseau. En attendant la désignation d'un nouvel entraîneur dans les prochains jours, c'est le trio composé d'Ali Bendebka, Fateh Toual et Omar Hamidèche qui devrait assurer l'intérim et prendre en charge la préparation de l'équipe. Mais avant même de penser aux aspects techniques, la priorité de la direction sera surtout de convaincre les joueurs de revenir, notamment ceux qui hésitent encore à reprendre. Un travail de persuasion indispensable pour espérer préparer, dans des conditions un tant soit peu acceptables, le prochain rendez-vous face à l'ESM Koléa.
M. A.





