Appelé en catastrophe après être sorti de sa retraite internationale anticipée, Oussama Benbot pensait sans doute avoir récupéré une véritable opportunité au moment où Luca Zidane et Melvin Mastil étaient blessés et opérés.
Mais les choses ont rapidement changé. Le match rassurant de Zidane contre les Pays-Bas a totalement rebattu les cartes et laissé un goût amer au portier de l’USMA, qui commence à comprendre que cette Coupe du monde ne changera probablement pas encore son statut. De deuxième gardien à troisième dans la hiérarchie, puis retraité avant d’être rappelé en urgence, Benbot aura traversé toutes les émotions depuis le début de l’année. Pourtant, malgré ce retour inattendu dans les plans des Verts, la situation ne semble pas évoluer concrètement dans son sens.
À une semaine seulement de l’entrée en lice au Mondial, le gardien algérien sait désormais qu’il risque de revivre le même scénario que lors de la dernière CAN. Mais il garde tout de même l’espoir d’obtenir quelques minutes avant le début de la compétition. Le match de cette nuit contre la Bolivie apparaît ainsi comme sa dernière occasion de jouer sous le maillot national avant le grand rendez-vous mondial.
Le dilemme du staff
Car malgré le retour convaincant de Luca Zidane, l’équipe nationale a aussi besoin d’un gardien remplaçant en confiance et compétitif. Et rien ne vaut un match pour maintenir un portier concerné et prêt à intervenir au moindre imprévu. Reste désormais une question : Petkovic peut-il réellement donner sa chance à Benbot ? Rien n’est moins sûr. Car même si Zidane a rassuré contre les Pays-Bas, le portier de Grenade reste en manque évident de temps de jeu. Sa guérison progresse bien, il travaille normalement à l’entraînement, mais la compétition reste irremplaçable. Le gardien doit encore gagner en repères avec son masque de protection et surtout évacuer cette appréhension naturelle qui réapparaît à chaque duel ou ballon aérien.
Zidane garde la main
Entre offrir du temps de jeu à Benbot ou continuer à relancer progressivement Zidane, les avis divergent. Mais une chose semble certaine : Petkovic, qui avait promis de faire tourner son effectif lors de cette ultime répétition générale, ne laissera pas totalement ses cadres au repos. Le retour attendu de Bensebaïni et Boudaoui, ménagés à Rotterdam, confirme cette tendance. Au moment de dévoiler son onze face à la Bolivie, plusieurs enseignements pourront être tirés. Le sélectionneur testera encore certaines formules, mais il possède déjà quelques certitudes. Et parmi elles, figure clairement le statut de numéro un de Luca Zidane, un fauteuil que personne ne semble aujourd’hui en mesure de lui enlever.
Mohamed Amokrane Smail





