Relégué sur le banc depuis l’arrivée d’Albert Riera, l’international algérien Farès Chaïbi a envoyé un message fort à son entraîneur. Étincelant face à Fribourg, le Fennec de 23 ans prévient : son ambition est intacte et il ne compte pas s'éterniser parmi les remplaçants.
L'image a marqué les esprits lors de la dernière sortie de l'Eintracht Francfort. Entré en cours de jeu, Farès Chaïbi a transformé le visage de son équipe. Un but, une passe décisive et une victoire précieuse contre Fribourg plus tard, l'ancien Toulousain a rappelé à toute la Bundesliga pourquoi il était l'un des talents les plus prometteurs du championnat.
Ce réveil intervient après une période de turbulences. Indéboulonnable sous l’ère Dino Toppmöller, Chaïbi a vu son statut vaciller après la Coupe d’Afrique des Nations. Le changement de staff technique, avec l'arrivée de l'Espagnol Albert Riera, a redistribué les cartes, plongeant le milieu offensif dans une incertitude que la presse allemande n'a pas manqué de souligner.
Selon le quotidien Bild, l'Algérien a dû repartir de zéro pour convaincre un coach qu’il ne connaissait pas. Mais sa prestation XXL face à Fribourg sonne comme une réponse directe sur le terrain.
Interrogé par Bild sur sa situation personnelle, le natif de Lyon n'a pas pratiqué la langue de bois. S'il salue l'apport du nouvel entraîneur: «Nous avons reçu un grand soutien de la part du coach, il nous apporte beaucoup.», il reste catégorique sur son temps de jeu: «Les dernières semaines ont été très difficiles pour moi, c’est pourquoi marquer ce but est quelque chose de formidable », a-t-il confié, avant de trancher sur son éventuel rôle de "Super Sub" : « Accepter d'être remplaçant ? Non. Tout le monde sait que je suis très ambitieux. Je me bats chaque semaine pour une place dans le onze de départ. »
Malgré une période contrastée, Chaïbi affiche des statistiques solides : deux buts et huit passes décisives en Bundesliga. Toutes compétitions confondues, il cumule trois réalisations et neuf passes décisives, en ajoutant un but et une offrande en Ligue des champions.
Ouenzar Riad.





