Longtemps annoncée comme quasiment acquise, la piste Félix Sanchez Bas pour succéder à Vladimir Petkovic semble aujourd’hui moins évidente.
Depuis la réunion du Collège technique national, qui avait plébiscité le trio Sanchez Bas, Rafael Benítez et Tom Saintfiet, avec une tendance favorable à l’ancien coach du Qatar, la FAF n’a plus communiqué sur l’avancement du dossier. Ce silence a fini par nourrir les interrogations et ouvrir la voie à d’autres scénarios.
Sanchez reprend ses contacts
Alors que tout indiquait que Sanchez Bas était en pole pour finaliser avec la Fédération algérienne de football, le technicien espagnol aurait, agacé par la lenteur du processus, renoué les contacts avec d’autres pistes. La Fédération sud-coréenne de football serait notamment intéressée par son profil et souhaiterait avancer rapidement pour conclure avec lui. Ayant eu vent de cette situation, la FAF aurait à son tour élargi ses recherches et repris contact avec d’autres entraîneurs, dont certains ne figuraient pas dans la short-liste présentée au Collège technique national. Une situation qui pose forcément question sur l’utilité du recours à cette instance si, au final, le choix devait se porter sur un technicien qui n’avait pas été retenu.
Paulo Bento apparaît
Un nom a notamment filtré ces dernières heures : celui du Portugais Paulo Bento. Âgé de 57 ans, il possède une solide expérience internationale. Il a dirigé le Sporting Portugal, les sélections de Corée du Sud et des Émirats arabes unis, ainsi que l’Olympiakos et, plus récemment, un club du championnat brésilien.
Son apparition dans les plans de la FAF, alors que d’autres techniciens portugais avaient déjà été présentés au Collège technique national, confirme que la FAF ne se limite plus forcément au choix espagnol qui semblait se dessiner.
Sanchez toujours en course
Pour autant, le contact avec Sanchez Bas n’est pas totalement rompu. La Féderation algérienne de football considère toujours l’option comme possible tant que l’Espagnol ne s’est pas officiellement retiré des négociations. Mais la FAF aurait également pris des renseignements auprès de personnes ayant déjà travaillé avec lui, avec des retours pas toujours favorables. Des réserves auraient notamment été émises sur un CV jugé moins élogieux que celui d’autres candidats, mais aussi sur sa manière de communiquer, qui aurait laissé une impression mitigée. Un aspect potentiellement important dans un environnement médiatique algérien réputé exigeant. Ces éléments auraient poussé la FAF à approfondir d’autres pistes avant de trancher.
Le chrono tourne
Le problème est désormais le temps. Dans moins de 40 jours, le 21 septembre, les Verts devraient retrouver l’ambiance des stages pour entamer les éliminatoires de la CAN 2027. Anthar Yahia, déjà installé dans son rôle d’adjoint, a commencé le travail en coulisses en suivant les joueurs et en prenant attache avec certains d’entre eux. Le véritable chantier devrait toutefois attendre l’installation du nouveau sélectionneur, qui devrait rapidement définir son staff, son système et ses choix après une Coupe du monde qui a laissé de nombreuses interrogations. Le prochain stage, prévu sur près de deux semaines avec deux matches contre la Zambie et le Burundi, pourrait également permettre l’organisation d’un troisième, voire d’un quatrième match. Un cadre idéal pour le nouveau coach afin d’installer ses idées, à condition qu’il soit nommé rapidement.
Sánchez Bas reste une possibilité, Paulo Bento a fait son apparition et d’autres pistes ont été réactivées. Mais au-delà du nom choisi, la FAF doit désormais trancher. À moins de 40 jours de la reprise, chaque journée d’hésitation est une journée de travail en moins.
Mohamed Amokrane Smail





