La prestation de l'arbitre mauritanien, Dahane Beida, lors du match opposant le Cameroun au Maroc en quart de finale de la Coupe d'Afrique des Nations n’a pas manqué de faire réagir, et pour cause. Un nombre incalculable de décisions controversées, un penalty non-sifflé qui fait débat, et une gestion de la rencontre que beaucoup jugent favorables à l’équipe hôte… Autant d’éléments qui ont attisé les critiques de la presse sportive internationale.
Sur le plateau de L’Equipe du Soir, les commentaires se sont enchaînés, certains plus acerbes que d’autres. Mais c’est surtout la sortie de Gregory Schneider, journaliste au quotidien français Libération, qui a marqué les esprits. Connu pour son franc-parler, Schneider n’a pas hésité à décocher des flèches à l’encontre de l’arbitrage de Dahane Beida.
"Ce qui serait bien, c’est qu’on gagne un peu de temps et qu’on leur donne la coupe directement !", a-t-il lancé, d’un ton à la fois ironique et indigné. Pour le journaliste, le spectacle proposé par l’arbitre n’est rien d’autre qu’une farce. Selon lui, les décisions prises par Beida en faveur du pays hôte sont non seulement incompréhensibles, mais aussi insultantes pour les joueurs, qui, à ses yeux, sont les premières victimes de cette gestion polémique.
«Qu’on arrête de me prendre pour une bille en tant que spectateur », a-t-il poursuivi, s’attaquant au traitement réservé au match. Le journaliste est particulièrement énervé par certains gestes qui, selon lui, ont échappé à l’attention de l’arbitre. « On voit un défenseur marocain mettre un coup de coude en plein visage de son adversaire, et l’arbitre ne bronche pas », a-t-il remarqué. Il évoque aussi les nombreuses occasions où les joueurs marocains se sont placés à un mètre des ballons arrêtés, perturbant ainsi le jeu, sans qu’aucune sanction ne soit infligée.
Mais c’est bien le non-sifflement d’un penalty évident en faveur du Cameroun qui a mis le feu aux poudres. « Regardez bien l’attitude de l’arbitre : il est gêné, il sent qu’il se passe quelque chose de anormal, il sent qu’il est dans l’embarras. Mais il est en service commandé, et cela ne pouvait pas se passer autrement. » Des propos virulents, qui pointent directement la partialité perçue de l’arbitre dans cette rencontre décisive.
Schneider, en bon observateur, va plus loin dans sa critique : « Ce n'est pas la CAN, c’est La Reine des Neiges ! C'est un Disney ! Ils vont la gagner à la fin, c'est écrit. Autant leur donner le trophée tout de suite au lieu de cautionner cette parodie et d’insulter le jeu. »
Ce genre de spectacle, estime-t-il, est inacceptable, qu’il s’agisse du Cameroun, du Maroc ou de toute autre équipe présente sur le terrain. « Que ce soit des Camerounais, des Croates ou des Marocains, ce genre de spectacle n'est tout simplement pas acceptable », a-t-il conclu, soulignant l’urgence de rétablir une forme d’équité dans le traitement des matchs.
Riad Ouenzar.





