Décidément, le patron de la CAF, manifestement sous l'influence de la FIFA, est devenu un féru de tango argentin et donc un spécialiste du deux pas en avant et d'un pas en arrière. Patrice Motsepe vient en effet de nous gratifier d'un rétropédalage spectaculaire en revenant à la formule traditionnelle d'une CAN tous les deux ans, et ce, après avoir embrumé tout le continent africain avec un prétendu projet révolutionnaire de Ligue des nations tous les quatre ans, qui lui aurait été soufflé à l'oreille par son parrain de Zurich.
Une fantaisie saugrenue qui aurait, sans aucun doute, eu pour effet d'invisibiliser les potentialités du football africain, mais également de porter un sérieux coup aux apports financiers générés par la CAN au profit de la CAF et, par ricochet, des 54 fédérations affiliées, surtout après le sursaut aussi louche que généreux du patron de la CAF, qui a décidé d'augmenter de 33 % les subventions qui leur sont allouées.
Avec cet « Arrière toute ! » la CAF n'en est assurément pas à une excentricité près.
R. B