Les supporters de nos clubs sont réellement atypiques à bien des égards. Il suffit notamment de jeter un coup d’œil sur les réseaux sociaux pour constater que les uns et les autres s’adonnent réciproquement à une guéguerre sarcastique, chacun cherchant à mettre en exergue les sommes astronomiques injectées par les entreprises publiques dans les clubs rivaux.
C’est un peu l’histoire du chameau qui ne voit que la bosse de son voisin, surtout quand on sait que, sans la contribution des pouvoirs publics, on imagine mal dans quel état se trouveraient nos clubs professionnels aujourd’hui.
Au-delà de ces querelles stériles, le débat le plus intelligent et le plus pertinent devrait plutôt porter sur les compétences des dirigeants et le sérieux de leur gestion de cette manne financière providentielle, qui permet à nos clubs professionnels de survivre.
R. B.