Quand l'effronterie se confond avec le culot, la CAF et son tuteur Infantino relayés par quelques journaleux irascibles d'extrême droite, heureusement rares, entonnent à l'unisson les plus chaleureuses éloges pour féliciter, selon eux, "l'excellente organisation" de cette édition 2025, je me dis qu'on n'a sûrement pas dû voir la même CAN. Sauf que, toute blague mise à part, le bouchon a été poussé tellement loin par ces messieurs de la CAF qu’ils ont fait d'énormes contorsions pour soulager les "infants" prédestinés, de gré ou de force, à régner sur le football africain. Sinon, comment expliquer qu'à défaut du trophée suprême arraché avec abnégation par les vrais Lions — ceux de la Teranga —, la CAF n'a pas hésité à ne pas lésiner sur la partialité en attribuant le gant d'or au gardien Bono, le soulier d'or (zéro carat) au rateur de penalty Brahim Diaz et le trophée du fair-play au voleur de serviettes Hakimi ? Et tant qu'à faire, ils auraient pu aussi offrir le mouchoir d'or à Faouzi Lekdjaa pour sécher ses larmes après avoir raté lamentablement le casse du siècle.
R. B.