Le postulat qui affirme qu'on ne change pas une équipe qui gagne, souvent utilisé en football, serait-il également valable dans un autre contexte, à savoir celui de la direction du club de l'équipe qui gagne ? Allusion évidemment faite, vous l'aurez deviné, au champion en titre mouloudéen qui vient de connaître un grand chambardement à sa tête et qui a évidemment engendré des réactions on ne peut plus clivantes. Avec d'un côté ceux qui n'ont pas compris ce changement par rapport à son caractère inopiné et de l'autre ceux plus cartésiens qui tempèrent la brume dubitative qui prévaut autour du club.
En fait, ce qu'il y a de vrai et de simple à retenir dans le football professionnel et qui doit être valable pour tous nos clubs, c'est la séparation qui doit être de mise entre la gestion et le technique, si tant est que les objectifs des gestionnaires et des acteurs du terrain ne doivent en aucun cas être antinomiques mais plutôt complémentaires. C'est en quelque sorte comme sur une table bien ordonnée où la cuillère est d'un côté et la fourchette de l'autre.
R. B