Algérie - RD Congo : les Verts à la chasse des Léopards

Publié le : 6 Janvier 2026

L’équipe nationale affrontera ce soir à 17h au stade Moulay Hassan la RD Congo dans un match qui marque le début de la phase à élimination directe. Désormais, il n’y aura plus droit à l’erreur et le nul n’est plus une option. Avec son 9 sur 9 lors du premier tour, l’EN s’est rapidement installée dans le cercle fermé des favoris. 

 

Discrète depuis le début du tournoi, elle a su changer l’image laissée par les deux dernières éditions, qui avaient laissé planer le doute sur ses capacités. La couverture médiatique a évolué au fil des rencontres et, avec elle, les ambitions de l’équipe. Désormais, l’EN joue pour aller loin, même si elle n’affiche pas encore ouvertement sa course au titre : chaque étape réserve son lot d’obstacles, et celui de ce soir pourrait être particulièrement relevé.

L’adversaire du jour, qualifié pour ce tour avec 7 points, a montré ses qualités face au Sénégal, avec un nul (1-1) qui a souligné la solidité et le dynamisme de cette sélection congolaise.

 

Durant la campagne qualificative à la Coupe du monde, la RDC a été très efficace, particulièrement en attaque. Évoluant en 4-2-3-1, capable de basculer en 4-1-4-1, elle peut compter sur des attaquants expérimentés et dangereux comme Cédric Bakambu, Kukuta ou Chancel Mbemba. La profondeur de son banc est également un atout, avec un Fiston Mayele prêt à entrer et faire la différence à n’importe quel moment. Cependant, la défense congolaise présente certaines failles, notamment dans l’axe central, où l’EN pourrait montrer sa vitesse et sa créativité. Un joueur comme Amoura pourrait ainsi se révéler décisif face à une ligne défensive parfois lente, d’autant qu’il reste à l’affût de son premier but en CAN après trois participations.

 

Vents favorables

 

Côté algérien, après avoir accordé un repos mérité au groupe, le sélectionneur Vladimir Petkovic devra remobiliser ses joueurs et gérer une défense touchée par les blessures. Jawan Hadjam est rentré chez lui, pour se soigner, tandis que Samir Chergui, Mohamed Amine Tougai et Rayan Ait Nouri restent attendus. Le manque de défenseurs centraux pourrait pousser le coach à lancer Dorval si Ait Nouri n’est pas opérationnel, tout en conservant un remplaçant axial sur le banc pour parer à d’éventuelles mauvaises surprises. Dans un stade qui s’annonce archicomble et en feu, l’EN sait ce qu’il lui reste à faire.

 

Le public commence à goûter à cette CAN, et le niveau général du tournoi, modeste sur certaines équipes, peut profiter aux Verts, appelés à sortir un grand match pour poursuivre l’aventure et viser le sommet. La RD Congo, elle, sait que tout peut se jouer dans les détails. Leurs deux précédents huitièmes de finale se sont décidés aux tirs au but : en 2019 contre Madagascar (2-2, défaite 4-2 aux tirs), et en 2023 face à l’Égypte (1-1, victoire 8-7 aux tab), La RDC joue donc sa carte, tandis que l’EN vise grand. Les similitudes avec la campagne de 2019 sont frappantes : ce match face aux Léopards rappelle celui contre la Guinée lors de ladite CAN, l’Algérie espère la même fin.

 

Mohamed Amokrane Smail