À la veille de la rencontre Algérie-République démocratique du Congo, Vladimir Petkovic avait rendez-vous hier matin avec les médias pour parler du match de cet après-midi.
Pendant son intervention, le sélectionneur national s’est montré à la fois méfiant vis-à-vis de l’adversaire, tout en affirmant avoir les solutions pour faire la différence. « Tout d’abord, nous espérons la victoire face à la RDC, néanmoins, il faudra faire le nécessaire pour l’avoir. Nous sommes conscients de la valeur de notre adversaire, qui est fort, avec des joueurs qui dégagent une grande énergie, en plus de son bon palmarès. Mais nous croyons en nous, pour assurer la victoire », estime l’entraineur national.
« Ravis de la qualification, mais cela fait partie du passé »
Après un sans-faute dans la phase de poules, l’Algérie espère continuer sur la même dynamique son parcours dans cette CAN 2025. « Évidemment, on est ravis de la qualification au prochain tour. Mais cela fait partie du passé. Je le répète, on va faire face à des adversaires très forts. La CAN est une compétition très relevée, on jouera tout le temps des adversaires solides. Dans les matchs joués jusqu’à présent, on n’a pas senti un énorme fossé entre les équipes. Même celles qui sont favorites ont connu des difficultés pour gagner. Nous devons déployer beaucoup de volonté, tout en respectant l’adversaire, c’est le seul moyen pour gagner. »
« La RDC est une équipe solide »
Pour Vladimir Petkovic, la sélection nationale n’est pas à 100 % au top. « Après une première phase qu’on a bien gérée, on travaille tous les jours pour s’améliorer, tout en tirant les enseignements de la rencontre précédente », préconise-t-il. En tant qu'entraîneur chevronné, il pense que cette confrontation avec la RDC ne sera pas facile pour lui et ses joueurs : « La RDC est une équipe très solide, la touche de l’entraîneur est palpable, aussi, j’ai constaté que ses joueurs sont complémentaires. J’ajouterais que les Congolais ont l’habitude d’affronter des adversaires forts. Nous savons qu’on va jouer une équipe solide dans tous ses rangs. Comme toute équipe, la RDC a des points faibles, qu’on essayera d’exploiter », admet-il.
« Pour moi, la peur n’existe pas en football »
Pour le coach national, ça ne change absolument rien. « Désolé, on ne choisit pas ses adversaires. Pour nous, jouer une équipe forte ou faible, on ne se focalise jamais sur ça. On va jouer contre un adversaire, quel que soit son standing. Pour moi, la peur n’existe pas dans le football. Le respect de l’adversaire est obligatoire, mais on n’a peur d’aucune équipe. Là, on amorce la phase de matchs à élimination directe, et dans ce genre de matchs, soit tu restes, soit tu sors. Nous avons une grande envie de rester dans cette compétition », souhaite-t-il. Pour Vladimir Petkovic, l’EN doit jouer avec ses vertus : « Je demande à mes joueurs de ne rien lâcher pendant les 90 minutes, il faut être compact, on doit imposer notre jeu. »
« Ne pas subir le match »
Mais le coach national avertit ses troupes : « Nous devons surtout agir et non pas subir. » Par le passé, Vladimir Petkovic avait réussi de gros défis, que ce soit en club ou avec la sélection suisse. Avec l’Algérie, c’est un autre défi qui l’attend, à savoir mener l’EN à bon port dans cette CAN 2025. « J’ai le même état d’esprit qu’avec la Suisse et la Lazio Rome, mais j’ai envie de gagner le prochain match. On s’attend certes à des difficultés, toutefois, je pense qu’on sera à la hauteur », prévoit le coach national, qui affiche une sérénité qui en dit long sur ses ambitions d’aller loin dans la compétition africaine.
« Maza et Hadj Moussa sont l’avenir du football algérien »
Interrogé sur le statut que pourraient avoir en sélection Ibrahim Maza et Anis Hadj Moussa, qui sont les révélations dans cette CAN, tout en reconnaissant leur valeur, Vladimir Petkovic cherche à protéger ses deux jeunes poulains : « Maza et Hadj Moussa sont deux joueurs très talentueux, qui jouent dans de grands clubs européens. Ils représentent l’avenir de la sélection nationale. Mais ce n’est pas facile d’être des titulaires dans notre équipe car n’oublions pas qu’on a 28 joueurs présents ici à la CAN et, d’autre part, ces deux jeunes ont encore des choses à apprendre. » Quant aux conditions que la sélection nationale a trouvées ici à Rabat, il dira : « Nous ne sommes pas très satisfaits à cause de la pluie. Pour l’organisation et les infrastructures, je n’ai rien à dire. »
M. Stitou





