Face à la Guinée équatoriale, Vladimir Petkovic avait décidé de donner du temps de jeu aux remplaçants parmi eux Adel Boulbina qui devait disputer une partie du match. Finalement, l’ancien du PAC n’a pas eu droit à la moindre minute de jeu.
Après s’être longuement échauffé avec les autres remplaçants, mais une fois le cinquième changement effectué, Boulbina faisait grise mine en retournant s’asseoir sur le banc de touche. Comme il avait réalisé une très bonne entrée face au Soudan, d’aucuns se demandaient si le natif de Jijel n’aurait pas fait l’objet d’une sanction, une hypothèse qui méritait d’être prise en considération. D’après les rumeurs circulant à Rabat, n’ayant pas digéré sa non-participation au deuxième match contre le Burkina Faso, Adel Boulbina n’aurait pas dissimulé sa déception après cette rencontre, ce qui n’aurait pas été du goût de l’entraîneur national, très attaché, comme on le sait, à l’esprit de groupe.
La vérité est ailleurs
Cette thèse de la sanction a pris de l’ampleur après qu’il eut été égratigné sur certains plateaux TV pour un comportement jugé négatif. Bien que tout le monde reconnaisse que Boulbina a du talent à revendre, on a tenté de faire croire à l’opinion sportive que sa non-participation au match contre la Guinée équatoriale relevait davantage d’une sanction que d’un choix technique. La vérité est ailleurs. Dans les prévisions du coach national, Adel Boulbina devait bel et bien entrer en cours de jeu face à la Guinée équatoriale, sauf que la sortie sur blessure d’Amin Tougaï a faussé tous les calculs de l’entraîneur national. Ayant déjà procédé à quatre changements avant la blessure du défenseur de l’Espérance de Tunis, Petkovic était contraint de faire entrer Aïssa Mandi à sa place, plutôt que Boulbina. C’est du moins la version avancée par l’entourage proche de la sélection nationale. Convoqué pour la première fois juste avant le début de la CAN, Adel Boulbina a rapidement été adopté par les supporters de l’EN. D’ailleurs, dans les travées du stade Moulay-Hassan, mercredi, ils étaient nombreux à s’interroger sur sa non-participation au match. Beaucoup estimaient qu’avec ses qualités offensives et son punch, c’était une rencontre taillée pour le jeune attaquant d’Al Duhail, lui qui est pressé de marquer ses premiers buts avec la sélection nationale.
Une arme offensive supplémentaire
Bien qu’il ait pu le faire face au Soudan, il a malheureusement manqué ses deux face-à-face en fin de match devant le portier soudanais. Toutefois, ce n’est que partie remise. Avec son talent et sa jeunesse, Adel Boulbina aura d’autres occasions pour s’affirmer et s’installer durablement au sein de l’attaque de l’EN, prévoient les spécialistes. Bien qu’il traîne la réputation d’un entraîneur fidèle à son onze rentrant, Vladimir Petkovic a récemment dérogé à cette habitude en donnant sa chance à d’autres joueurs. On pense notamment à Ibrahim Maza, Rafik Belghali ou encore Anis Hadj Moussa. Si ces derniers ont bénéficié de temps de jeu, Adel Boulbina, joueur pétri de qualités, brûle lui aussi d’impatience de saisir sa chance.
Pour les observateurs les plus avertis, avec lui, l’EN dispose d’une arme offensive supplémentaire, une option que Petkovic pourrait utiliser à tout moment pour, pourquoi pas, renverser ses adversaires.
Suivi par des clubs européens
Inconnu il y a encore une année, Adel Boulbina s’est d’abord fait un nom en Algérie en empilant les buts avec le Paradou lors de la saison 2024-2025. Mais c’est surtout après son transfert à Al Duhail, l’été dernier, que le jeune attaquant a été mis en lumière, notamment lors des matches de la Ligue des champions asiatique, puis en Coupe arabe des nations FIFA 2025. Depuis, son nom résonne un peu partout. Selon nos informations, des recruteurs de clubs européens étaient présents au stade mercredi dernier spécialement pour l’observer, ce qui explique peut-être sa frustration de ne pas avoir pris part à cette rencontre.
M. Stitou





