Ce huitième de finale entre l’Algérie et la République démocratique du Congo va bien au-delà d’un simple match à élimination directe. C’est un choc entre deux sélections en pleine confiance et deux entraîneurs portés par des séries impressionnantes.
Mais mardi, une dynamique va s’arrêter net. Et l’un des deux “heureux” quittera la compétition la tête basse. Côté algérien, Vladimir Petkovic arrive avec un bilan qui force le respect. En 2025, le Bosniaque a aligné onze victoires, un nul et une seule défaite. Les Verts restent invaincus depuis le mois de juin, depuis ce match amical disputé et perdu 4-3 en Suède. Surtout, Petkovic a d’ores et déjà sécurisé l’essentiel : il a qualifié l’Algérie pour la Coupe du monde 2026. Cet acquis pèse lourd et représente un avantage psychologique indéniable pour le sélectionneur. En face, Sébastien Desabre ne vient pas les mains vides.
La RDC a terminé l’année 2025 avec quatorze rencontres, douze victoires, un nul et une défaite seulement. Les Léopards n’ont plus perdu depuis septembre, lors d’un revers à domicile contre le Sénégal (3-2). L’équipe est lancée, sûre de ses forces, et affiche une confiance rarement vue ces dernières années, cela explique d’ailleurs la petite préférence que le camp algérien avait pour le Sénégal,
Mieux encore, la RDC a littéralement le vent en poupe. Le 31 mars, elle disputera un barrage décisif pour la Coupe du monde 2026, au Mexique, face au vainqueur de Nouvelle-Calédonie – Jamaïque. En jeu : un billet historique qui pourrait ramener le pays au Mondial pour la première fois depuis 1974. Une perspective qui nourrit l’ambition, l’énergie et la détermination du groupe.
Sur le plan tactique, la bataille s’annonce fine. Petkovic et Desabre viennent de deux écoles différentes, mais leurs idées convergent souvent sur le terrain. Les deux techniciens alternent entre 4-1-4-1 et 4-2-3-1, en recherchant équilibre, densité au milieu et transitions rapides. La différence majeure réside peut-être dans la souplesse de Petkovic, prêt à basculer à trois défenseurs centraux lorsque le contexte l’exige.
Une variation qui peut parfois changer le physionomie d’un match, tout comme peuvent le faire aussi leurs joueurs respectifs, venant, pour la plupart, de clubs européens, il y aura donc du rythme et un niveau appréciable sur la pelouse. Mais en match couperet, il n’y aura ni calcul ni gestion. Pas de nul possible. Il faudra un qualifié et un éliminé. L’un commencera 2026 avec une victoire fondatrice, l’autre avec une défaite douloureuse et la sensation brutale que sa belle série n’aura servi qu’à le mener droit dans le mur.
Mohamed Amokrane Smail





